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Date de publication

samedi 21 août, 2004

Q. Mon fils a maintenant deux ans. J’ai un problème avec lui qui peut paraître banal, mais ça m’empoisonne carrément la vie. C’est un enfant extrêmement actif. Je sais que les enfants de cet âge bougent beaucoup mais, lui, il bouge VRAIMENT BEAUCOUP. Et surtout, il passe toutes ses journées à hurler. Il crie pour tout et pour rien : quand il est fâché, quand il est content, quand il joue, quand il n’a rien d’autre à faire, etc. Je suis vraiment, mais vraiment exténuée. Je sais qu’il recherche très probablement mon attention, sauf que j’ai aussi un autre petit garçon de cinq mois dont il faut que je m’occupe (qui mange souvent et ne dort pas beaucoup).

 

En plus je suis complètement épuisée, parce que depuis un gros deux mois, donc depuis que mon bébé a commencé à faire ses nuits, il y a toujours un de mes garçons qui se lève entre 5 h 00 et 5 h 30 du matin ! Avec tout ça, ma patience est vraiment à bout. Tous les matins, je me lève en m… Je crois que j’ai réellement besoin d’un conseil ou d’une petite phrase de soutien. Je ne sais plus vers qui me tourner. Certains me disent de le laisser faire, d’autres de ne surtout pas le laisser faire. Parfois, je le mets dans sa chambre en lui disant que je veux qu’il aille s’y calmer, que s’il veut crier, ça va se passer là parce que je ne veux pas avoir à endurer ça. Bref, je ne sais pas quoi faire avec ça. Je vous remercie beaucoup d’avoir pris le temps de me lire, et je vous remercie à l’avance si vous me répondez. D’une maman qui n’en peut plus d’être en guerre avec son garçon d’amour.

 

R. Il est vrai que de vivre avec un petit de cet âge, un petit garçon extrêmement actif, qui crie et même hurle pour tout et pour rien doit être assez pénible. En effet, il est normal qu’un enfant bouge beaucoup, et même qu’il aime crier, mais là vous trouvez que c’est vraiment « trop ».

 

Voici quelques suggestions qui sauront sûrement vous aider :

- Avant tout, il est très important que vous vous reposiez davantage. Demandez de l’aide, soit à votre conjoint, s’il le peut, soit à une personne de votre famille, à une voisine ou au centre de bénévolat de votre quartier. Dans de nombreux secteurs, des grands-mamans bénévoles prennent la relève des parents épuisés.

- Simplifiez votre vie au maximum en éliminant le plus possible les sources de fatigue et de stress. N’oubliez pas que vos énergies doivent être consacrées à vous ressourcer et à prendre soin de vos enfants. Achetez des repas sains mais préparés à l’avance, que vous n’avez qu’à réchauffer. Au lieu de recevoir, laissez-vous inviter.

- Prenez des suppléments vitaminiques qui pourront vous redonner de l’énergie pendant cette période où vos petits demandent beaucoup de soins et d’attention. N’oubliez pas que si vous êtes tendus, vos enfants perçoivent cette tension et sont plus agités ou dorment moins.

- Éliminez aussi toutes les sources de tensions dans la maison, appareils ou jeux trop bruyants qui peuvent vous énerver ou trop exciter votre enfant. Enlevez aussi tous les objets qui vous obligent à toujours intervenir inutilement ou à reprendre votre enfant.

- À l’inverse, mettez des huiles essentielles calmantes dans l’atmosphère, tamisez les lumières, allumez des bougies… tout ce qui favorise la détente. Remarquez ce qui calme votre enfant et privilégiez ces activités. Vous pouvez faire prendre des bains calmants à votre enfant.

- Pour votre enfant : puisqu’il bouge et crie trop, faites-le examiner par un neurologue le plus tôt possible. Celui-ci pourra vous orienter s’il découvre une anomalie qui sera traitée le plus tôt possible.

- Faites-lui dépenser ses énergies en le faisant pratiquer des jeux extérieurs très physiques, comme aller au parc et revenir à la maison. À la maison, à l’inverse, favorisez des activités plus calmes, pour qu’il apprenne à gérer ce potentiel d’énergie. Faites-lui pratiquer des exercices de respiration sous forme de jeux où l’expiration est plus longue que l’inspiration, ce qui favorise une prise de contrôle de soi et suscite la détente.

- Il existe sur le marché des remèdes homéopathiques et des huiles qui calment l’enfant et favorisent un sommeil réparateur, qu’un homéopathe ou naturopathe, selon le cas, pourra vous prescrire. Vous pourriez aussi profiter de ces aides pour vous-même. Les ostéopathes pour enfants, par certaines manipulations crâniennes, arrivent aussi à débloquer ou à déloger des éléments physiques perturbateurs et ainsi à permettre à l’enfant d’être moins agité. Informez-vous auprès de l’ordre des ostéopathes afin de trouver le praticien le plus près de chez vous.

 

Quant aux observations de votre entourage : les « le laisser faire et ne pas le laisser faire », fiez-vous à votre instinct. C’est vous la maman et c’est vous qui savez ce que vous vivez; écoutez votre cœur, il est votre meilleur guide.

 

Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour régler ces difficultés. Vous méritez de vivre de bons moments et votre beau petit garçon d’amour aussi; avec sa maman plus détendue.

 

Hélène Renaud et Jean-Pierre Gagné sont auteurs de la Formation "Parent-guide, Parent-complice" Et des livres 8 Moyens efficaces pour réussir mon rôle de parent et Être parent, mode d'emploi édition Quebecor Visitez leur site www.commeunique.com