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| Édition La rentrée scolaire 2010 |
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Ce mois-ci :
ÉDUCATION
Du primaire au secondaire,
parents et élèves font la paire!
SOCIÉTÉ
Des garçons plus forts…
que les stéréotypes
RÉPERTOIRE
Des activités
parascolaires
ÉDUCATION
Retour à l’école…
Trucs et astuces pour
les devoirs et les leçons
[ archives ]
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Oh!Bébé 2010
EN ROUTE POUR LA MATERNITÉ?
Ce que vous devez savoir avant l’accouchement
L’ANGOISSE DE LA SÉPARATION OU LA CRISE DES 8 MOIS:
un passage vers l’autonomie
LA DOULEUR DE L'ACCOUCHEMENT,
une bonne messagère
On te prépare un petit frère
OU COMMENT GÉRER LA RIVALITÉ FRATERNELLE
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le mercredi 8 septembre 2010 | 09:42 |
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par Anik Routhier |
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Impliquer Papa en 3 étapes faciles! Ou comment avoir plus de plaisir et moins de travail à la maison |
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Avoir des enfants, c’est tout un contrat! La liste de tâches augmente de façon exponentielle alors que votre énergie est à la baisse, la maison se salit le temps d’un soupir et la liste écrite de vos responsabilités pourrait faire concurrence au bottin téléphonique de Montréal dans la catégorie épaisseur! Mais, bonne nouvelle : vous n’êtes pas seule dans ce bateau! Un sympathique matelot peut vous aider, à condition que vous l’impliquiez comme il se doit. Comment faire? Suivez ces trois étapes élémentaires et le tour sera joué (ou presque, ça dépend tout d’même un peu de votre volonté)!
1re ÉTAPE: comprendre la psychologie masculine –
Le b.a.-ba de l’attitude parentale masculine
Venons-en tout de suite au fait : les hommes et les femmes sont différents. Notre façon de penser, d’agir et de réagir est souvent caractéristique de notre sexe. Et, soyons honnêtes, les hommes ont ce don de se simplifier la vie qui, chez nous, gentes dames du 21e siècle, est souvent loin d’être inné. En ce sens, si, selon la littérature populaire, les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, je dirais plutôt que les hommes sont les fiers habitants de la planète « Y-a-pas-de-problème » alors que les femmes se sont établies sur la planète « Prévoyons-le-pire ». Il y a bien quelques immigrants qui passent d’une planète à l’autre mais, sans effort de colonisation, ces planètes demeureront typiquement associées à un seul genre.
Fier représentant de sa planète, lorsque Papa prévoit une sortie avec fiston (et je me permets ici cette parenthèse : prévoir, voilà un bien grand mot pour Monsieur, qui a probablement cette facilité déconcertante à vivre l’instant présent et à décider, comme ça, sur l’inspiration du moment, de sortir avec bébé ou les enfants avec pratiquement pour seul bagage une vague idée de destination), eh bien il sort et s’organise avec les moyens du bord. Il pourra oublier le sac à couches, les collations, la suce ou les « peut-être-utiles-vêtements-de-rechange », mettra la crème solaire toutes les quatre heures plutôt qu’aux deux heures comme maman aurait fait. Qu’importe. Papa réagit aux problèmes lorsqu’ils se posent, pas avant (vous vous reconnaissez ici?). Et étrangement, Papa et les enfants reviennent de leur sortie avec le sourire. La vie est belle.
Alors, Mesdames, soyons modestes et apprenons de ces modèles que sont les charmants mâles avec lesquels nous partageons notre vie : simplifions et n’anticipons pas les problèmes lorsqu’ils ne sont pas encore survenus. Mais comment y arriver? Une méthode simple s’offre à vous. D’une simplicité ridicule. Ai-je dit combien c’était simple? Bon, d’accord, je crois que j’ai assez insisté. Toutefois, pour appliquer cette fameuse technique, il vous faudra probablement avaler quelques pilules de « lâcher-prise » et mettre de côté la Germaine (vous savez, celle qui Gère et qui Mène) ou la Control-Freak en vous. Je vous fais confiance sur ce coup (ne me faites pas avoir tort, de grâce!). C’est pour votre bien! Vous êtes prête? Je vous révèle l’essence de cette fascinante méthode.
2e ÉTAPE : prenez votre trou
Je l’avoue, l’image est peut-être un peu forte, mais parfois l’exagération permet de mieux illustrer nos propos. Pour bien impliquer Papa, vous devez tout bonnement lui laisser de l’espace et lui déléguer des tâches, le plus souvent possible et les plus variées possibles. Pour ce faire, prendre votre trou semble une stratégie plus que valable, parce que, comme vous serez absente, Papa devra assurer. Évidemment, votre sympathique « brèche de liberté » aura tout intérêt à être agréable. Rien à voir avec les nids-de-poule qui se multiplient dans les rues de Montréal. Votre bain, votre chambre, Place Versailles (ou tout autre centre commercial que vous affectionnez), le cabinet de votre massothérapeute… Voilà autant d’endroits où vous pouvez prendre votre trou avec plaisir et, dois-je le préciser, sans penser à ce que fait Papa pendant ce temps (surtout pas! Et n’allez pas téléphoner à la maison!).
Ainsi, Papa aura le champ libre pour développer ses compétences parentales sans votre regard critique avisé et vos commentaires désobligeants dont la pertinence peut laisser certains mâles perplexes. « Les pantalons de petite sœur ne sont pas assortis à son chandail. Tu devrais lui mettre plutôt celui-ci. » « Tu devrais offrir un fruit en collation plutôt que des céréales. » « As-tu pensé à faire du poisson plutôt que des croquettes pour le souper? C’est plein d’oméga-3. »
Sincèrement, ce genre de commentaires est inutile. Pourquoi? Pour trois raisons : parce qu’ils donnent l’impression à Papa qu’il n’est pas compétent; parce que, dans ce contexte, Papa devient moins motivé à s’impliquer davantage; et parce que Papa fera probablement à sa tête malgré vos précieuses suggestions.
Toutefois, si votre Germaine intérieure fait des cauchemars à l’idée de laisser le champ libre à Papa, quelques astuces vous permettront d’exercer un contrôle minimal et plus subtil sur les agissements de votre douce moitié. Par exemple, faites des listes auxquelles il pourra se référer : le contenu habituel du sac à couche, la liste d’épicerie détaillée (produit, marque, format, prix et quantité, une liste n’est jamais trop précise avec tout ce qui s’offre sur le marché! Et fournissez des lunettes de lecture à Papa s’il se rapproche trop de la quarantaine!), la liste des choses à faire dans la maison quand on dispose d’un peu de temps, l’horaire de la routine du dodo ou autre, selon vos besoins ou petites manies que vous seule jugez sympathiques (mais tous les goûts sont dans la nature, je vous l’accorde).
Autres conseils (et celui-ci me vient de la bouche même de mon cher cogestionnaire familial) : dites quoi faire OU comment le faire, mais pas les deux. Vous éviterez ainsi d’écorcher la susceptibilité de votre chéri. En guise de formulation, optez pour « voudrais-tu? » plutôt que « pourrais-tu? ». Papa peut difficilement vous répondre qu’il ne VEUT pas changer la couche pleine de substances brunes ou verdâtres à l’odeur nauséabonde alors qu’il écoute un important match des Canadiens et que vous faites la soit disant beaucoup moins importante vaisselle. Il peut toutefois plus aisément vous dire qu’il ne PEUT pas, sans en éprouver de gêne. Encore une fois, communication et subtilité vont de pair.
Dans un autre ordre d’idées, essayez de vous rappeler du nombre d’enfants que vous avez… sans inclure votre conjoint dans le lot (même si je sais que, parfois, vous en mourez d’envie). Rien ne sert de materner votre douce moitié. À voir son allure après trois jours sans rasage, vous constatez bien qu’il est devenu un homme, non? Gardez votre énergie pour vos véritables enfants. Vous risquez d’être surprise du résultat. En traitant Papa comme un être responsable et efficace, il y a fort à parier qu’il le deviendra vraiment. Patience, tout de même, si vous partez de loin. Ceci dit, en passant, il n’est jamais trop tard pour bien faire.
3e ÉTAPE : appréciez
Vous comprenez maintenant mieux Monsieur et son insouciance apparente. Vous acceptez qu’il fasse les choses autrement, à sa manière, en toute simplicité. Vous lui déléguez une variété de tâches (en particulier celles qui vous puent au nez évidemment, mais gardez-vous bien de le dire). Vous avez fait la paix avec votre Germaine intérieure et lui avez remis son 4 %. Bravo! Il est maintenant temps d’apprécier le fruit de votre attitude renouvelée.
Mordez dans ce fruit à belles dents : en laissant davantage Papa s’impliquer dans votre vie familiale, vous profitez de plus de temps pour vous, de davantage de liberté, mais surtout, d’une charge mentale moins élevée, ce qui n’a pas de prix.
Toutefois, pour que tout continue de bien se passer, n’hésitez pas à complimenter votre chéri. Après tout, c’est gratuit! Tel un paon, votre partenaire sera fier de lui et aura le goût de se montrer sous son meilleur jour.
Sur ce, je vous souhaite de former une équipe du tonnerre avec Papa!
ANIK ROUTHIER
Maman de 3 enfants et auteure du livre
Imparfaite, et alors? Une façon créative pour les mamans de développer leur côté désinvolte et de se simplifier la vie
www.imparfaite-et-alors.com
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