École Préparatoire de Musique UQAM Fin 26 Juin 201

Le pouvoir des câlins

Le pouvoir des câlins
mercredi 09 décembre, 2015

C’était il y a deux ans. Ma fille aînée commençait sa 5e année du primaire dans un nouveau groupe mené par un enseignant. Un homme au primaire, c’est déjà assez rare, mais le spécimen en question s’avérait encore beaucoup plus spécial. En effet, je ne le savais pas encore, mais le prof de ma fille était… un distributeur de câlins !

 

Quelle ne fut pas ma surprise quand, lorsque je le croisai pour la première fois, il me prit dans ses bras pour me donner un câlin affectueux. Alors que je ne savais pas trop comment me positionner, mon cerveau se questionnait : étais-je si jolie qu’il ne puisse s’empêcher de me toucher ? Avait-il manqué de tendresse dans son enfance ? Avait-il troqué son café matinal pour un café Baileys un peu trop arrosé ? Rien de tout cela ! En effet, ce charmant professeur m’expliqua que depuis quelques années, il offrait des câlins à tout le monde : ses élèves, les parents de ceux-ci (et même les papas !), son entourage… Il m’affirma que ces marques d’affection avaient changé sa vie, et ce, pour le mieux ! Je dois avouer qu’il dégageait, et dégage toujours, une chaleur et une bonté non négligeable, alors ses paroles piquèrent ma curiosité…

 

Avait-t-il raison : un simple câlin pouvait-il changer une vie ? Trop beau pour être vrai ? Eh bien, cet enseignant ne parlait pas à tort et à travers, car même la science entérine ses dires. En plus de créer un impact physiologique, les câlins jouent un rôle sans pareil sur les dimensions morales et affectives. Alors, si ce n’est pas déjà le cas, pourquoi ne pas intégrer ce simple geste à votre quotidien ? Si vous êtes déjà amateur de câlins, cet article vous fournira des idées amusantes pour en distribuer à profusion à vos proches…

 

Pourquoi se faire des câlins ?


Lorsque vous participez à un câlin, que vous en soyez l’émetteur ou le récepteur, votre organisme sécrète de l’ocytocine. Cette hormone suscite un effet calmant et combat le stress (d’ailleurs, les câlins font diminuer le cortisol, l’hormone associée au stress). En outre, elle génère un sentiment de réconfort. On peut d’ailleurs constater une baisse de la pression artérielle chez les gens câlinés. D’autres hormones sont également au rendez-vous, comme l’endorphine (l’hormone du bonheur) et la dopamine (l’hormone du plaisir). 

 

Ce cocktail hormonal favorise l’obtention de bénéfices non négligeables, tels que l’amélioration du système immunitaire, mais aussi la diminution de divers maux comme la fatigue, la dépression, les maladies cardio-vasculaires et l’hypertension. Pourquoi se priver d’un remède gratuit, illimité et aussi efficace ?

 

Notez cependant que pour provoquer une réponse physiologique suite au câlin, ce dernier doit s’étendre sur au moins dix secondes. Malheureusement, on s’adonne souvent plutôt rapidement à ce type de contact. Il faut donc se réapproprier le toucher et s’y laisser aller, et l’environnement familial apparaît idéal pour cet apprentissage.

 

En parallèle, au plan affectif, le câlin renvoie un message très positif. La personne qui reçoit cette marque d’affection se sent aimée, importante et considérée. De plus, le contact physique joue un rôle dans le développement et le maintien de l’estime de soi. Il renforce les liens entre les gens. Les relations étroites ainsi créées deviennent des gages de confiance et de collaboration. En somme, soyez stratégiques : faites de nombreux câlins à vos enfants et ils seront plus enclins à vous écouter ! ;-) Sans blague, même si vos jeunes ont grandi, n’hésitez pas à leur distribuer des câlins. Les impacts valent la peine que vous subissiez le regard critique de votre adolescent qui se demande quelle mouche vous a piqué…

 

Le câlin à toutes les sauces


Vous ne savez pas trop par où commencer ? Vous craignez que votre famille juge bizarrement votre changement de cap comportemental ? Profitez du 21 janvier prochain pour intégrer cette nouvelle habitude à votre quotidien. En effet, il s’agit de la Journée internationale des câlins, soit l’occasion rêvée de souligner l’événement en famille et de vous mettre à pratiquer les câlins intensifs.

 

En guise d’introduction, vous pourriez organiser des jeux de câlins. Par exemple, utilisez des épingles à linge ou à couche et accrochez-en 5 ou 10 sur les vêtements de chacun des membres de votre famille. Chaque fois que l’un deux offrira un câlin, il pourra enlever l’une de ces épingles, le but étant de se départir de l’ensemble. Pour rendre le concours plus difficile, faites en sorte que lorsqu’on offre ce geste, on passe l’épingle à celui qui a bénéficié du câlin. Ce dernier devra donc passer cette dose d’affection au suivant, puisqu’il se retrouve avec une épingle en plus, et ainsi, un câlin additionnel à procurer.

 

Vous pourriez aussi vous amuser à faire des échanges de câlins. Selon le même concept que les échanges de cadeaux, chacun pige en secret un autre membre de la famille et il devra lui prodiguer un (ou plusieurs) câlin pendant la journée.

 

En outre, variez les plaisirs. On peut être plus que deux pour se donner de l’affection. Instaurez des moments pour les câlins de groupe, pendant lesquels toute la famille participe. Le tout peut avoir lieu à des périodes clés familiales, comme avant le souper ou quand vient le temps de coucher les plus jeunes membres du clan.

 

La routine du dodo constitue d’ailleurs un excellent moment pour assurer un minimum de contact affectif dans la journée. En effet, profitez de ce temps pour serrer vos enfants bien forts. Ce geste peut d’ailleurs prendre un visage rituel. Par exemple, lorsque je le fais avec ma benjamine, elle me donne toujours quatre bisous (en alternant les joues et, croyez-moi, il ne faut pas que je commence par le mauvais côté), puis on se blottit l’une contre l’autre pendant quelques instants.

 

Avec les petits, vous pouvez d’ailleurs inventer des formes de câlins plus originales. Par exemple, le câlin de la momie exige de vous envelopper à deux dans une couverture. Le câlin à l’envers se positionne dos à dos. Le câlin de la statue s’effectue sans bouger (et cela peut se transformer en un défi de persévérance, car il ne faut pas être le premier à se mouvoir). Vos enfants ont certainement mille et une idées pour réaliser des caresses amusantes et créatives.

 

Et la réaction des gens, dans tout cela ?


Évidemment, tous ne sont pas amateurs de câlins. Certains enfants y sont plus réfractaires, et cela peut devenir encore pire avec l’âge. Cela dit, comme pour toute chose, l’appréciation des câlins et le fait d’être à l’aise à en prodiguer se développent avec une pratique régulière. J’en ai eu la preuve avec le fameux professeur de ma fille. Au début, j’étais vraiment intimidée, mais je suis maintenant capable de répondre à ses câlins en toute confiance. En ce sens, respectez le rythme de vos enfants et laissez-les venir. Avec vos adolescents, utilisez l’humour (p. ex. : « Je constate que ta chambre est vraiment bordélique… Il me semble qu’avec un gros câlin, j’aurais le courage de refermer la porte et de rien dire »). Vous finirez par convaincre l’ensemble de vos troupes !

 

Un, deux, trois, câlinez…


Ne serait-ce que par simple égoïsme, vous avez tout intérêt à distribuer des câlins, car leurs effets multiples se ressentent tant chez la personne qui les donne que chez celle qui les reçoit. Dans ce monde souvent rempli de stress, c’est un antidote de choix ! Créez cette chaleureuse habitude chez vos enfants, que ce soit en jouant, dans vos moments de routine ou encore spontanément. Ils vous en seront toujours reconnaissants !

                 

                                  ___________________________________

 


Anik Lessard Routhier

Maman, auteure et enseignante

www.hommesaparier.com

 

 

 

 

 







Nous joindre

Montréal pour Enfants
4141, rue Sherbrooke Ouest bureau 650
Montréal, Québec
H3Z 1B8
Tél.: (514) 637-6018
Téléc.: 1 888 790-9764



© 2017 Montreal Pour Enfants Tous droits réservé. Conception web par Vortex Solution.    Plan du site  |   Imprimer
Joignant des milliers de parents à chaque publication, notre magazine est sans rival. Nos 30 000 copies sont distribuées gratuitement dans un grand nombre de garderies, écoles primaires et académies, bibliothèques publiques, centres communautaires, librairies, hôpitaux pour enfants, centres prénatals, boutiques pour enfants, ainsi qu'au Biodôme de Montréal, au Jardin Botanique de Montréal, aux magasins IKEA, Toys "R" us et plus encore. Montréal pour Enfants est un soutien indispensable pour les parents; en leur offrant des articles écrits par des professionnels sur la santé, l'éducation, l'alimentation et le développement de l'enfant, en les informant sur les activités culturelles, sportives et éducatives que Montréal et ses banlieues ont à offrir aux familles. Montréal pour Enfants est une méthode très efficace pour les annonceurs de rejoindre le marché familial de Montréal, Laval et la Rive-Sud.