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L'agrotourisme familial à moins de 90 minutes

L'agrotourisme familial à moins de 90 minutes
vendredi 28 août, 2015

 

Au cours des dernières années, la saine alimentation, qui était autrefois un devoir, est devenue une véritable passion. On ne veut plus qu'éviter les sucres, les gras et les allergies : on tient à découvrir des gouts, s'assurer du respect de la nature qui nous nourrit et développer son savoir-faire...

Mais arrive le moment où le corps et l'inspiration ont besoin de ressourcement, surtout pour les fines bouches qui ont coupé court à leurs belles grandes soirées au restaurant depuis l'arrivée des enfants. Et si, en cette saison des récoltes, le savoir-faire des artisans des environs de Montréal nous permettait de renouer avec la bonne chère sans livre de recettes ni Internet ?

 

 




TOUS LES CHEMINS MÈNENT À LA POMME !


 

Bien sûr, à partir de septembre, le grand classique de l'aventure en nature est la cueillette en famille de la grosse pomme que l'on dépose sur le coin du bureau du nouveau professeur. Alors que la terre nous offre maintenant une si grande variété de ressources, cette image mythique correspond-elle encore à la réalité ? Une chose est certaine, si mythe il y a, les vergers autour de la ville ont tout ce qu'il faut pour continuer à l'alimenter, que l'on se cherche un prétexte pour aller se prélasser dans les Laurentides, en Montérégie, en Estrie, ou même aux abords de l'Île de Montréal, ou encore d'y gambader, d'y sauter et d'y jouer à loisir.

 

 

Les récoltes du Sud

 

C'est d'ailleurs ce qui attend les aventuriers agricoles d'un jour qui empruntent le chemin de L'Île-Perrot, jusqu'à La Ferme Quinn www.lafermequinn.qc.ca. On s'y rend pour faire sa provision de pommes autant que pour s'amuser dans ses modules de jeux ou à la miniferme. Des courses de canards et des prestations musicales y sont organisées. De plus, à La Ferme Quinn, les enfants ont la chance de monter les poneys, ce qui est plus rare, mais peut constituer le nec plus ultra des récompenses au terme d'un trajet en voiture.

 

Quelle que soit la destination choisie, pour s'assurer que le déplacement en vaille la peine, il ne s'agit pas que de repérer les producteurs de nos pommes préférées, mais avant tout de s'assurer qu'ils offrent l'autocueillette. Évidemment, amasser un sac de pommes en famille peut se faire très vite. Le panier de pommes à remplir peut toutefois receler un prétexte pour atteindre les biens par excellence que recherchent les familles d'aujourd'hui : de l'espace et l'occasion de prendre son temps. Ainsi, en plus du tour de tracteur, qui suscite l'engouement des enfants presque dans tous les vergers, l'autocueillette signifie avant tout l'accès au champ où l'on peut courir ou s'arrêter à l'ombre d'un arbre. La plupart des vergers y disposent quelques tables pour piqueniquer et un kiosque pour compléter votre menu avec les produits de leur cuisine ou de celle des voisins : compotes, tartes, tourtières, beignets aux pommes, etc.

 

Ces espaces de quiétude se sont d'ailleurs multipliés comme des petits pains chauds en Montérégie, où beaucoup de possibilités s'offrent aux mordus d'espaces bucoliques et des joies de la miniferme, parfois même accessibles en transport en commun ou à plus ou moins 30 minutes en voiture. C'est le cas notamment du Verger de la Savane www.marchefruitlegumesmontreal.com, à Saint-Hubert, où, après avoir conquis la pomme, les enfants ont accès à une miniferme. À moins de quarante minutes de la ville, on accède aussi aux pommes et à la miniferme des Jardins d'Émilie www.terroiretsaveurs.com, à Rougemont. Histoire de faire le pont en douceur entre la vie champêtre et les charmes urbains, on peut profiter des aires de jeux pour les enfants, d'un café-resto, et même de la présence occasionnelle de quelques musiciens. Le parc national du Mont-Saint-Bruno www.sepaq.com n'a pas de miniferme, mais permet de combiner le moment de la cueillette avec celui d'une belle grande randonnée pédestre en famille ou à vélo, d'autant plus qu'un projet de vélos en libre-service devrait s'ajouter aux aires de jeux déjà existantes, d'ici la fin de l'été. Au retour d'une balade, on se régale non seulement au kiosque de produits locaux, mais aussi au salon de thé, où il ne reste plus qu'à se décider entre une viennoiserie ou un gâteau que l'on décore soi-même.

 

À environ une heure de Montréal, la passion que tant d'habitants de la ville de Franklin entretiennent pour la pomme vaut la peine qu'on s'y arrête. Ses nombreux propriétaires de vergers d'autocueillette semblent chacun vouloir donner à leur animation une couleur particulière. Plusieurs d'entre eux ont compris l'attrait des modules de jeux ou d'un terrain d’amusement pour les familles. C'est le cas des vergers Blair www.blairorchards.com, Hillspring www.vergershillspring.com, Cassidy www.vergerscassidy.com, et Ivanhöe Faille www.lecircuitdupaysan.com. Parmi ceux-ci, tous, sauf le dernier, offrent un accès à une miniferme, quoique, pour les Vergers Blair, l'exotisme des oiseaux sauvages, dont les chants sont vaillamment accompagnés les fins de semaine par les notes d'un orchestre country, fait que l'on parle plutôt d'un minizoo. Les Vergers Hillspring, de leur côté, ont ajouté des tours de train à leurs promenades en tracteur et à leurs jeux gonflables, tandis que les Cassidy vantent l'attrait de leur butte de sable auprès de leur jeune clientèle. S'ajoutent à ceux-ci les vergers Suzanne Machabée et E.Y Machabée www.philnorton.net/machabee/machabee.html ainsi que le gîte Au Petit Ruisseau www.aupetitruisseau.com qui ne possède pas d'espace de jeux proprement dit, mais ce dernier a quand même un poulailler sur ses terres et les Machabée, une petite ferme.

 

 

Les cidreries et vergers biologiques du Sud

 

Les grands vergers ne font toutefois pas que répondre aux appétits de la jeunesse ; ils parviennent parfois à concilier la légèreté de la jeunesse et le gout des bulles des parents par une belle séance d'autocueillette, et plus encore. En Montérégie se dessine une belle route des cidres dont certains points stratégiques favorisent ces moments de grâce. 

 

Accessible en transport en commun et à moins de 40 minutes de voiture se trouve le Pavillon de la pomme www.pavillondelapomme.com qui permet de profiter de sa miniferme après la cueillette ainsi que de s'offrir une promenade ou une dégustation de cidre, et même d’y croiser quelques cerfs rouges. De l'autre côté de Saint-Hilaire, le Domaine du Flanc Sud www.domaineduflancsud.com ne distille pas la pomme, mais permet de se délecter à sa crêperie, en plus d'offrir un accès à des aires de jeux et à une miniferme. Quelques forfaits combinant crêpes et alcool du terroir sont proposés par Vergers et cidrerie Denis Charbonneau www.vergersdc.qc.ca, à Mont-Saint-Grégoire. Les cidres peuvent accompagner un piquenique ou faire l'objet d'une simple dégustation, au retour de la cueillette, parmi les 27 000 pommiers de ces vergers.

 

La vocation écologique des vergers de la Montagne www.vergerdelamontagne.ca, à Mont-Saint-Grégoire, Philion www.vergersphilion.com, à Hemmingford, et Maniadakis www.vergerbiologique.com, à Franklin, pourra rallier les générations. Les bienfaits de cette approche seront expliqués lors d'une visite guidée aux Vergers de la Montagne, mais l'idée semble murir au Verger biologique Maniadakis où l'on crée du cidre, et aux Vergers Philion où l'on trouve des alcools de pommes, mais aussi de poires biologiques.

 

On se rend donc au Verger biologique Maniadakis pour la cueillette et la dégustation, avec chocolat et foie gras s'il vous plait, en plus de profiter du carré de sable et de la possibilité d'emmener son chien en balade. Les nuances du plaisir fruité du coin ne s'arrêtent pas là puisqu'au Verger Petch www.vergerspetchorchards.com, également à Hemmingford, la saison des pommes est rythmée par une alternance de 25 types de pommes différentes. On peut même y cueillir la poire, la prune et la citrouille avant de se rendre à la miniferme ou de choisir un cidre ou un autre produit maison au kiosque.

 

Après la cueillette, les hôtes du Verger Frier www.rockburn.ca/verger, à Hinchinbrooke, proposent une visite de la cidrerie. Comme on y produit également du jus de pommes, les enfants pourront y ajouter leur grain de sel. Toujours en Montérégie, on visite la fabrique de cidre des Vergers de la colline, de Sainte-Cécile de Milton www.lesvergersdelacolline.com. Les plaisirs gastronomiques se poursuivent au bistro, bien qu'un espace de piquenique ainsi qu'une aire de jeux, une miniferme et même des séances de maquillage y sont prévus pour l'après-cueillette des familles. À la Pommeraie d'Or www.lapommeraiedor.com de Rougemont, on ne déguste que des beignes et de la barbotine aux pommes. On peut cependant partir de la miniferme pour faire un tour de poney ou pour prendre une navette vers le Domaine De Lavoie www.de-lavoie.com qui produit du cidre, du vin et des poirés (boissons faites à partir de jus de poires). Plusieurs autres activités s'organisent dans et aux environs des vergers montérégiens, dont le site Web www.masortieauxpommes.com permet de faire un tour d'horizon.

 

 

Récoltes et cidreries du Nord

 

Pour les familles qui seraient davantage attirées par la Porte du Nord, les enfants pourraient être enchantés par la conquête des aires de jeux, de la ferme, des pommes et des citrouilles à La Magie de la Pomme www.lamagiedelapomme.com. On butine encore plus intensément autour de la pomme des villes laurentiennes d'Oka et de Saint-Joseph-du-Lac. Ainsi, chez Jude-Pomme www.judepomme.com, à Oka, la cueillette des poires et des prunes s'ajoute à celle des pommes. De plus, la fin de semaine, tous les animaux de la miniferme gambadent au rythme des musiciens. Toujours à Oka, Labonté de la pomme www.labontedelapomme.ca se lance pour sa part dans le concept de la Cabane à pomme, une version automnale et gastronomique de la cabane à sucre. Avant de faire bombance, outre la cueillette, la randonnée pédestre, le trampoline de l'aire de jeux et la miniferme contribuent à éveiller les jeunes appétits.

 

À Saint-Joseph-du-Lac, au Verger Lavallée www.vergerlavallee.com, une autre miniferme attend les enfants. On se concentre toutefois davantage sur les brebis, leur viande et leur fromage, chez Les fromages du verger www.lesfromagesduverger.com de ce même village. La route nordique des cidres se poursuit à Saint-Joseph-du-Lac où l'on peut se délecter d'un duo hotdog du terroir et cidre ou crêpe et cidre au café-terrasse de Les Vergers Lafrance www.lesvergerslafrance.com. Bien sûr, les enfants seront peut-être un peu plus pressés que les grands d'aller rejoindre la mascotte Pépin la Pom, ou les cirques, les maquilleurs et musiciens. On cueille aussi avec ardeur à Pommalefun www.vergerpommalefun.com, où les branches ont été taillées de manière à être plus accessibles aux enfants. Pendant que les parents se font chanter les mérites des cidres de glace ou autres alcools aux petits fruits maison, les enfants peuvent se repaitre à la chocolaterie, se laisser conter la pomme par Marie Quatre Pommes, ou se laisser charmer par les maisons dans les arbres ou la miniferme.

 

La quête de quelques merveilles fruitées gagne à se poursuivre vers Lanaudière, aux Cuisines Poirier www.cuisinespoirier.ca de Saint-Jean-de-Matha où, contrairement à ce que son nom laisse présumer, on ne récolte et on ne boit que les produits parmi leurs 25 variétés de pommes.

 

Le site de la Route des vins www.routedesvins.com offre un bon portrait des fruits des labeurs des artisans de nos vignobles et cidreries partout dans la province, qui peuvent être savourés à travers des circuits de navettes ou des parcours autonomes. Ces circuits permettent de gouter les hydromels et les eaux de vie d'érable qui partagent la vedette avec les cidres, par exemple, chez Intermiel www.intermiel.com.

 

 

Récoltes et cidreries de l'Est

 

Malgré la réputation bien établie de la Montérégie et des Laurentides en matière de pommes, il serait pertinent d'aller explorer de ses propres yeux et de ses propres papilles si la pomme ne serait pas plus rouge dans le champ des régions voisines... souvent moins éloignées qu'elles n'y paraissent. On y rencontre davantage d'agriculteurs audacieux prêts à laisser leurs visiteurs s'approcher des pommes, prunes, poires et autres types de fruits.

Ainsi, autant la pomme, la poire que la prune deviennent objets de cueillette à moins d'une heure de Montréal au Verger Kessler www.vergerkessler.com de Farnham, bien que plusieurs enfants seront plutôt tentés par les jeux gonflables et la miniferme. On peut également repartir du Paradis des fruits www.paradisdesfruits.com, à Dunham, avec des pommes, des poires ou des prunes bénéficiant toutes d'un soin très écologique. Seules les pommes pourront toutefois y être cueillies par les visiteurs. À distance équivalente, les fermiers du Verger familial www.vergerfamilialcr.com de Magog trouvent le temps de faire visiter leur verger, en plus de prendre soin de leur petite ferme et de fabriquer des douceurs au chocolat, à l'érable et au miel. À Granby, les agriculteurs du Verger champêtre www.vergerchampetre.com ajoutent à la ferme et au module d’amusement, des jeux gonflables, et même un théâtre de marionnettes. Notons toutefois que la cuisinière des lieux, contrairement à la tradition, demande que l'on mange ses plats plutôt que nos propres piqueniques.

 

 

 

À TRAVERS CHAMPS ET POTAGERS



 

Les fruits du mystère

 

D'autres perles végétales méconnues ou oubliées peuvent être redécouvertes à travers les arbres du Québec, surtout dans les Cantons-de-l'Est. Ainsi, les Jardins Zone Orange www.jardinszoneorange.com, à Sainte-Anne-de-la-Rochelle, permettent de faire connaissance avec les fruits de l'argousier, grâce aux panneaux d'interprétation, le temps d'une séance d'autocueillette. Au Domaine de Dunham www.domainededunham.ca, situé à la limite entre la Montérégie et les Cantons-de-l'Est, les 25 000 arbres donnent accès aux visiteurs à des pommes, des poires, des prunes, de même qu’aux fameuses pommettes dont parlaient nos grands-mères.

En passant en Montérégie pour cueillir les poires, les prunes ou l'une des 16 variétés de pommes du Verger St-François www.vergerstfrancois.com, parents et enfants peuvent réserver les services d'un guide et poser quelques questions sur les groseilles, les cassis et les gadelles, également cultivés sur cette terre. La visite prend un tour ludique grâce à l'aire de jeu, la miniferme et l'espace de restauration. Par ailleurs, il reste quelques résistantes en Montérégie, notamment dans les bâtiments centenaires de la Ferme de la Fille du Roy www.lafilleduroy.ca de Sainte-Madeleine, qui n'ont pas cédé à la tendance de la pomme. Elles ont plutôt choisi de faire connaitre à notre palais les mérites de l'artichaut et de la cerise de terre, au retour d'une escapade à travers les labyrinthes de leurs champs de maïs, de courges ou de citrouilles.

 

 

De l'animation au jardin

 

La découverte des champs peut aussi aller par-delà les fruits. Les Montréalais trouveront autour d'eux de multiples champs aménagés pour répondre aux plaisirs de leurs yeux. C'est le cas notamment de la Route des Gerbes d’Angelica www.gerbesdangelica.com, à Mirabel, où les fleurs, les cerfs rouges, les paons, les lapins ainsi que d'autres bestioles qui parcourent ces 7,5 acres de terre, répartis en 14 jardins. On y verrait même se promener, les après-midi de fin de semaine, une série de personnages loufoques. D'autres personnages, historiques cette fois, dont des artisans et musiciens de l'époque des premières colonies, peuvent être croisés tous les dimanches après-midi à travers les jardins de la Maison Saint-Gabriel www.maisonsaint-gabriel.qc.ca de Pointe-Saint-Charles. Des dégustations et visites guidées de ces jardins labourés depuis près de 300 ans et l'exposition temporaire qui porte sur les chevaux canadiens font par ailleurs partie des activités en branle dans cette maison. Le Centre de la nature de Laval, www.centredelanature.laval.ca continue aussi, pour sa part, d'aménager ses jardins, ses serres et son coin pâturage de manière à attirer les familles tout au long de son parcours environnemental, que ce soit par ses tours en train ou à dos de poney, ses modules de jeux, ses activités nautiques, son observatoire astronomique ou encore ses animations thématiques. Bien sûr, quel Montréalais pourrait prétendre avoir fait le tour du jardin, en ce qui a trait aux découvertes végétales, sans être passé par le Jardin botanique calendrier.espacepourlavie.ca où, jusqu'au 7 septembre, tous les interdits de toucher les plantes seront levés lors de la visite guidé des jardins de la Cours des sens, avec les yeux bandés: une version du Colin-maillard adaptée autant aux adultes qu'aux petits. Les visites des tourbières, les cérémonies du thé et visites des jardins de thé sont également à l'honneur durant cette période. D'autres animations, comme le théâtre d'ombres chinoises, pensé plus spécifiquement pour les familles, y prendront vie jusqu'au 4 octobre.   

 

Si le but de l'escapade est de revenir avec quelques victuailles végétales, les gourmands trouveront davantage leur compte à la Ferme d'Auteuil www.fermedauteuil.com de Laval, où les mois de septembre et octobre se prêtent à l’autocueillette de tomates, de piments et d'aubergines. De même, aux Jardins Ricard www.jardinsricard.com, les citrouilles, les courges, le maïs et le sarrasin murissent entourés des propos historiques des guides dont les familles auront réservé les services avant de se rendre à Louiseville, en Mauricie.

 

Dans les Cantons-de-l'Est, les promenades guidées de 45 à 90 minutes à travers les champs de Citrouilles et Tournesols www.citrouillesettournesols.com, sont consacrées aux citrouilles et aux légumes, aux fleurs comestibles ainsi qu'aux fines herbes que l’on peut cueillir, et s'accompagnent d'une dégustation. Les labyrinthes parmi les champs de maïs et la miniferme demeurent d'autres points d'attrait des lieux. À Granby, les citrouilles, les courges et autres végétaux ainsi que les 120 espèces animales du Verger champêtre www.vergerchampetre.com, dont certaines plus exotiques, valent également le détour vers leur sentier d'interprétation.

 

Grâce à la citrouille et autres légumes de fin de saison, certains agriculteurs trouvent ainsi une façon d'offrir une seconde vie à leurs jardins, comme ceux de la Ferme Martin Reid www.fermereid.com. Monsieur Reid a tout ce qu'il faut, côté tracteur, miniferme, tables de piquenique et aire de jeux, pour distraire ses jeunes visiteurs en tout temps. Cependant, sachant que ses légumes sont soumis aux caprices du temps, il suggère d'appeler avant de se déplacer jusqu'à Sabrevois, en Montérégie. D'autres jardins se spécialisent davantage dans la culture des citrouilles, des courges et de toute cette ambiance un peu magique correspondant à la transition entre les vendanges et l'Halloween. C'est le cas de La Courgerie www.lacourgerie.com, située dans une maison ancestrale de Sainte-Élisabeth, dans Lanaudière, qui vient d’être envahie par une colonie d'épouvantails. Ils sont tous là, bien plantés, à attendre les cueilleurs de courges et de citrouilles et pour entendre les heures du conte et les secrets des dégustations et démonstrations culinaires, de plus en plus fréquentes. Pour les familles plus ludiques que gastronomiques, le tracteur ronronne encore, prêt à repartir aux champs.

 

Il ne s'agit donc pas là d'une tradition très différente de celle des vergers, d'autant plus que les pommes, les courges et les citrouilles se retrouvent souvent à partager les mêmes horizons. Ainsi, après une récolte de pommes, les visiteurs des Vergers Petch www.vergerspetchorchards.com, à Hemmingford, en Montérégie, autant que ceux qui se sont tournés vers les Laurentides et La Magie de la Pomme lamagiedelapomme.com, à Saint-Eustache, peuvent terminer leur visite en beauté en se ramenant une grosse citrouille. On consacre une place significative à la courge, autant dans les espaces accessibles au public que dans le menu, où l'on retrouve des potages à la citrouille et de la poutine aux courges. Les agriculteurs du Centre d'interprétation de la courge www.centredelacourge.com, à Saint-Joseph-du-Lac, malgré tout le sérieux de leur nom, peuvent d'ailleurs témoigner sans l'ombre d'un doute que l'on peut s'enivrer autant en contexte de cueillette de courges qu'au retour d'une cidrerie, puisqu'ils sont les heureux propriétaires de la Microbrasserie Les Vents d'Ange..

 

 

Des labyrinthes, loin des repaires urbains

 

Depuis quelques années, les citrouilles, peut-être pour faire durer le plaisir, ont pris l'habitude de se cacher dans des labyrinthes tracés dans les champs de maïs. Le défi de s'y retrouver, qui peut parfois prendre entre 30 et 45 minutes, est devenu une activité en soi et peut-être même l’un des derniers cris de l'agrotourisme. Et encore là, vergers et pomiculteurs ne se gênent pas pour s'en mêler. Les familles qui se hasarderont dans le coin d'Oka risquent fort de ne plus savoir où donner de la tête entre les labyrinthes de Jude-Pomme www.judepomme.com, du Verger Lavallée www.vergerlavallee.com et de Labonté de la pomme www.labontedelapomme.ca à Saint-Joseph-du-Lac, non loin de là. Les cœurs balanceront davantage du côté de Labonté ou Jude-Pomme pour ceux qui voudraient revenir de leur périple avec un butin de prunes ou de poires, en plus de leurs pommes, et décidément vers Labonté, s'ils tiennent à revenir des champs avec des cerises ou une grosse citrouille. En plus des pommiers et des maïs s'élèvent même... des hélicoptères... oui oui, des vrais, qui s'offrent même de faire survoler des champs pendant quelques minutes aux visiteurs pour quelques dollars tous les samedis soirs entre le 5 septembre et le 12 octobre. Mais pour passer à travers tous ces exploits, nul besoin de se presser comme les pommes dont sont extraits les moûts (cidre sans alcool) de Labonté de la Pomme, puisque, durant ces mêmes samedis, on peu même y participer aux activités de cueillette au crépuscule, à partir de 19h.

 

En Montérégie et tout près de Montréal,  trois autres vergers proposent ce combo pommes, citrouilles, courges et labyrinthes : premièrement au Verger de la Savane www.marchefruitlegumesmontreal.com de Saint-Hubert. On y perd aussi la tête à trouver la citrouille à Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, au Verger Labonté www.vergerlabonte.com, et à La Ferme Quinn www.lafermequinn.qc.ca. Pour les jeunes aventuriers de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, le jeu en vaut la chandelle, quelle que soit la direction que l'on prend, puisque la Ferme Quinn a ajouté des glissades, des pistes de tricycle, des pyramides de pneus et des châteaux de paille à son labyrinthe de maïs, tandis qu'au Verger Labonté se cache un pont suspendu, que l'on croise durant une escapade dans l'univers du film Atlas Aventura qui se teintera, par surcroit, d'une ambiance d'horreur le 24 octobre ou s'il pleut, le 25 octobre. Mais, si la chair de poule apparaît, les enfants peuvent trouver refuge à la basse-cour ou au bistrot des lieux. Deux autres vergers de la Montérégie, le Domaine du Flanc Sud www.domaineduflancsud.com de Saint-Hilaire, et la Pommeraie d'Or www.lapommeraiedor.com de Rougemont, permettent d'alterner les plaisirs de la pomme, de la miniferme et des labyrinthes de maïs, sans toutefois les combiner à ceux de la chasse à la citrouille.

 

À Lanaudière, les agriculteurs ne se contentent pas des courges, citrouilles, tours de tracteurs et labyrinthes pour meubler les jours ensoleillés d'ici à l'Halloween. À la Ferme Cormier www.fermecormier.com de L'Assomption, on a créé tout un jeu avec des ballots de paille où les enfants peuvent sauter, tandis qu'à la Brouette à légumes goutez.lanaudiere.ca, une obscure histoire de sorcière vivant dans les boisés de Lanoraie, vient rythmer la vie paysanne de ses malices. Elle aura beau faire tous les temps, dans les serres du Lavallois Gilles Lacroix www.saveursdelaval.com, un labyrinthe intérieur serait, annonce-t-il, en pleine croissance pour bientôt accueillir les enfants, même par jour de pluie. Les plus aventureux préfèreront probablement l'hébertisme aérien, les chasses au trésor, le géocaching et la randonnée pédestre qui sont également pratiqués en Montérégie, en visitant Au cœur de mon verger www.aucoeurdemonverger.com, à Havelock, sous le regard de quelques alpagas.

 

 

 

SOUS UN JOUR PLUS ANIMAL

 

 

 

Royaume des butineuses grandeur nature

 

Les récoltes de pommes, de poires, de prunes et de citrouilles de Labonté de la pomme www.labontedelapomme.ca, à Oka, piqueront davantage la curiosité des entomologistes en herbe, avec ses explications sur les abeilles. On peut dire que la région des Laurentides s'est taillée la part de la reine dans l'art de faire connaitre le travail de ces ouvrières ailées menacées. Ce royaume de l'abeille rivalise avec celui d'Intermiel www.intermiel.com, à Mirabel, où, en plus d'être initiés au cycle de vie des abeilles et d'en gouter le miel, les enfants se feront proposer par des animateurs qualifiés de les caresser... bien vêtus d'une tenue d'apiculteur. Les lapereaux, chevreaux et le minicheval de la ferme attendent également leur tendresse.

 

Les abeilles règnent aussi à Lanaudière sur la miniferme Miel de chez nous www.mieldecheznous.com de Sainte-Mélanie. Le travail des ouvrières y est expliqué et observé à travers une moustiquaire. Les ruches vitrées permettent également aux cueilleurs de pommes des Vergers Blair www.blairorchards.com, à Franklin, d'en apprendre un peu plus sur les butineuses de la Montérégie.

 

 

Bergerie et alpagas bien de chez nous

 

Pour en revenir aux ruches, certaines abeilles et même des apiculteurs osent s'approcher plus près de notre Grand Montréal, comme sur les terres des Agneaux de Laval www.agneauxdelaval.com, où il est possible de piqueniquer entre les abeilles et les agneaux, qui, tous deux, raffolent du trèfle. Après avoir compris ce principe et quelques autres leçons de l'apiculteur, il est parfois possible de participer à l'allaitement des agneaux, lors d’une visite sur rendez-vous ou de la journée porte ouverte prévue le 13 septembre. Il faut penser à s'annoncer avant d'aller partager un moment de tendresse durant la courte vie des chevreaux de la chèvre gourmande www.lecircuitdupaysan.com de Saint-Philippe, en Montérégie.

Un lointain cousin laineux du mouton, qui tend de plus en plus à s'attrouper en nos terres québécoises, est l'alpaga. Cette créature douce et curieuse, généralement élevée pour sa laine très chaude, qui suscite moins d'irritation que celle du mouton, est devenue la principale protégée des Alpagas Brise des champs www.alpagas.ca et des Alpages du Nord www.alpagedunord.com, des Basses-Laurentides. Ils apportent également un peu de douceur aux habitants de Lanaudière, à la ferme Hacienda Alpaga www.haciendaalpaga.com, située à Mascouche. Ils sont élevés aussi aux Alpagas des Mondes enchantés www.alpagasdesmondesenchantes.com de Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, à la Ferme Bel Alpaga www.fermebelalpaga.com, à Saint-Bonaventure, au Centre-du-Québec, et à la Ferme Norli www.alpagasfermenorli.ca, de Bromont, dans les Cantons-de-l'Est.

 

 

Des créatures étonnantes 

 

Tous ces sites proposent des visites guidées, sur réservation. Bel Alpaga garde aussi un troupeau d'autruches tandis qu'aux Alpages du Nord, les propriétaires élèvent également des lamas et des chiens bergers de Maremme. Détail plus croustillant encore, quelques alpagas devraient avoir vu le jour durant l'été et n'attendre que les caresses en septembre. Toucher à ces doux pelages est d'ailleurs un des points d'attrait principaux de ces destinations, sauf aux Alpagas des Mondes enchantés où l'on se concentre sur l'observation des comportements de ces troupeaux voués à la reproduction. La fermière confie d'ailleurs que plusieurs enfants et adolescents en profitent pour poser bien des questions sur les mœurs amoureuses...

 

Il faudra toutefois se rendre à Saint-Bernard-de-Michaudville, en Montérégie, pour apprendre de la bouche d'un guide de la ferme de la Vallée du Wapiti www.lavalleeduwapiti.com à quoi peuvent bien servir les produits du wapiti. Une autre ferme montérégienne, à Chambly, celle de Guyon, www.fermeguyon.com, offre la possibilité de découvrir les monarques de la papillonnerie, jusqu'au 20 septembre, alors que ceux-ci prendront leur envol vers le Mexique. Ce grand départ promet d'être haut en couleur, et même en musique, grâce aux maquilleurs et musiciens qui se joindront à cet évènement de la Ferme Guyon de Chambly www.fermeguyon.com. Ils s'enfuiront ainsi juste avant que cette ferme ancestrale ne soit prise d'assaut par des fantômes, les fins de semaine suivantes.

 

Les habitants de Montréal et des environs de Saint-Constant, en Montérégie, pourront aussi jouer de la mouche et de l'hameçon afin de conquérir les truites ensemencées dans l'étang des Jardins Garand & Fils www.lesjardinsgarand.ca. D'un coup de couteau, ces pêcheurs aguerris les éviscèrent, et les voilà fins prêtes pour la cuisine. Il faut toutefois avoir sa propre canne à pêche et, comme on ne fait pas cuire la truite sur place, on veillera à apporter d'autres victuailles pour le piquenique sur le site.

 

 

Bovins et volailles

 

Pour revenir sur le plancher des bêtes plus indigènes, La Terre des Bisons www.terredesbisons.com, à Rawdon, dans Lanaudière, s'avère un bon point de départ. Après quelques photos avec les bisonneaux et une rencontre nez à truffe avec une bisonne domestiquée, vient le moment de la dégustation de leur viande. On peut par ailleurs y acheter des créations faites de leur laine.

Il est possible de vivre un moment de traite et de pâture, activités pour le moins inusitées à Sainte-Anne-de-la-Rochelle, en Estrie, pour découvrir l'asinerie familiale, Les ânes en culotte www.lesanesenculotte.com, dont les propriétaires consacrent le lait de leurs ânesses aux produits de soins de la peau. Après l'heure de visite guidée, les enfants s'amusent dans les jeux extérieurs ou avec d'autres petits animaux (chèvres, cailles, poules, etc.) qui peuplent l'asinerie.

Le site Web www.routedesfromages.com permet de repérer davantage où le lait des chèvres, vaches et brebis donne lieu aux meilleurs fromages du Québec, bien qu'il n'indique pas forcément quels producteurs fromagers sont disposés à accueillir chaleureusement la clientèle familiale. Mais les bovins et l'histoire de la production agricole qui l'entoure peuvent assurément être adaptés aux approches enfantines dans Lanaudière à La Ferme Saint-Vincent www.saint-vincentbio.com de Saint-Cuthbert, qui se consacre à la conscientisation des valeurs et du fonctionnement d'une ferme d'élevage biologique de bœufs et de volailles.

La volaille règne en maitre en Montérégie, Au Coq du Village www.canardduvillage.com de Saint-Pie. Quoi qu'en pense le coq, il y est surtout question des différentes étapes de la vie et de l'élevage du canard de Barbarie durant la visite guidée d'une trentaine de minutes. En prévenant de leur arrivée, les familles pourront terminer celle-ci par une dégustation.

 

 

La nature sur mesure

 

D'autres fermes se montrent aux petits soins avec les familles, sans se concentrer autant sur une culture ou un élevage spécifique, ce qui laisse présumer que leurs principaux produits finis ne sont pas tant les œufs, les pommes ou les fromages fins, que les sourires qu'ils parviennent à faire naitre sur le visage des enfants. C'est d'ailleurs à la Ferme du Bassin www.ferme.ca de Drummondville, au Centre-du-Québec, que, durant les fins de semaine de septembre, les enfants pourront enfin traire une chèvre ou participer à la tonte d'un mouton. Il ne s'agit cependant là que de deux des nombreux éléments de la visite guidée d'après-midi d'environ deux heures, visant l'initiation à la vie de la ferme et aux 27 espèces animales réparties en 110 races différentes de la volière, de l'étable, ou de la bassecour. La Ferme L’Auteilloise www.fermelauteuilloise.com de Laval a l'habitude de la clientèle jeunesse, puisqu'elle se consacre principalement à l'équitation et offre régulièrement des cours aux petits cavaliers. Avec le temps, cette ferme a accueilli d'autres créatures fort attrayantes pour les jeunes visiteurs, dont des chèvres, des ânes, des alpagas et des cerfs rouges.

Des lamas, des daims et des ânes font partie des hôtes de la Rabouillère www.rabouillere.com de Saint-Valérien-de-Milton, une ferme dont l'histoire est expliquée par les affiches descriptives. Au final, plutôt qu'une simple dégustation, c'est une table champêtre en entier qui attend les petits et les grands gourmands de passage en Montérégie. Une autre table champêtre semble avoir su adroitement concilier les lettres de noblesse avec les besoins des familles dans les Laurentides : le Domaine des Trois Gourmands www.3gourmands.com de Saint-Alexis-de-Montcalm, qui se fait également une fierté de ses méthodes d'élevage respectueuses pour son troupeau de bœufs Highland. Les enfants ne seront assurément pas indifférents aux pintades, aux faisans, aux perdrix, ou aux autres animaux du domaine ainsi qu'au circuit d’un jeu-questionnaire qui met l'agriculture gourmande à leur portée.

 

 

Se réveiller à l'heure des poules

 

Lorsque la nature a si bon gout et que l'on a envie de savourer pleinement l'expérience ensemble, rien n'oblige à quitter le soir même, d'autant plus qu'il existe des gites et même des hébergements champêtres prêts à accueillir chaleureusement les familles. C'est le cas de la ferme Au Pied Levé www.aupiedleve.ca de Magog, en Estrie, dont les hôtes, après avoir restauré une ferme abandonnée, ont décidé d'y élever des troupeaux de bœufs Highland, de cochons sauvages, de chèvres et d'environ un millier de volailles variées, qui servent tous de base au menu de leur table champêtre. En Mauricie, Le Baluchon www.baluchon.com de Saint-Paulin a lui aussi décidé de présenter l'écovillégiature familiale sous un jour nouveau : sa terrasse permet de contempler le potager, les fines herbes et des bœufs Highland où sont puisés les éléments de la gastronomie des lieux. Mais le plaisir est loin de s'arrêter à l'alimentaire : on y pratique le tir à l'arc et des activités nautiques. Les familles pourront même assister à des pièces de théâtre historiques, spécialement conçues pour les pagayeurs en rabaska. On se promène également dans les sentiers à vélo, à pied ou avec les chevaux de leur écurie.

 

Les familles conquises par l'ambiance que suscite la pomme dans la ville montérégienne de Franklin pourront passer la nuit, déjeuner et s'amuser avec les poules au gîte Au Petit Ruisseau www.aupetitruisseau.com avant d'aller cueillir leurs pommes. On remarque d'ailleurs une tendance croissante des hébergements familiaux à s'adonner à la « coco-cueillette », c'est-à-dire à la prise des œufs directement sous la poule que la cuisinière du site ou les parents, selon le mode d'hébergement choisi, prépareront pour le déjeuner. Dans Lanaudière, Chez Roger l'Ermite www.chezrogerlermite.ca, à Saint-Côme, l'ingéniosité parentale est cependant requise puisqu'on y loge en camping sauvage ou en hébergement rustique, parfois sans électricité ! Le Domaine Pourki www.pourki.com de Sabrevois offre davantage de choix aux familles urbaines pour s'adapter à la vie champêtre : camping, dortoirs, chalets et même tipis flottants. L'expérience agricole de cette ferme pédagogique sera plus intégrale pour les familles ayant opté pour les chalets, puisque chaque résident est appelé à s'occuper du jardin aménagé près de son lieu de séjour. Des lamas, les alpagas, des cailles ainsi que quelques animaux plus communs viennent compléter le paysage rural de ce domaine.

 

 

 

CETTE NATURE DONT VOUS ÊTES L'ARTISAN


 


La main à la pâte

 

Toucher ainsi à l'origine des choses permet aux enfants de prendre conscience que les pintes de lait ne poussent pas dans les réfrigérateurs, et contribue à éveiller toute la fierté qu'un enfant peut trouver à réaliser des choses de ses propres mains. Ainsi, le rituel du bain n'aura jamais été aussi cérémonial qu'à partir du moment où les enfants auront fabriqué leur propre savon, lors de leur passage dans le village d'Oka, à la Savonnerie Nhôa’s Eden www.nhoaseden.com ou à Magog, au Savon des Cantons www.savondescantons.com. Devant les enfants de 6 ans et plus sont étalés les moules, la glycérine, les colorants, la lavande, l'avoine, la pierre ponce, parfois même les huiles essentielles, afin que chacun puisse y créer le savon aux vertus de son choix.

 

Il est possible de poursuivre l'histoire gastronomique dans d'autres ateliers, en assistant, par exemple, à une séance de barattage à la Ferme Guyon www.fermeguyon.com de Chambly. D'autres ateliers seront plutôt consacrés à la production du miel, à la confection de la laine ou à la préparation du pain. Les dates sont donc à surveiller et des réservations sont requises. Les enfants pourront élargir leurs perspectives en apprenant, avec leurs parents, à cuisiner à partir d'aliments locaux des plats correspondant aux traditions des pays d'ailleurs, durant les ateliers de fin de semaine de la Maison du Pain d'Épices www.paindepice.org de Saint-Jean-de-Matha, dans Lanaudière. Cette région devient un lieu propice à l'apprentissage de la fabrication du pain à l'aide des experts de la Maison du Fléché Bélanger www.terroiretsaveurs.com de Sainte-Marcelline-de-Kildare. Ceux-ci prêtent mainforte aux familles apprenant à maitriser les étapes de la préparation des pains faits de farine de blé, d'épeautre et autres, depuis l'assemblage des ingrédients jusqu'à la cuisson dans le four à bois extérieur.

 

Cette activité sur réservation de la Maison du Fléché est strictement organisée pour les petits groupes, qui ne manquent ainsi rien des explications, pas plus que les participants aux activités de filage, teinture, tissage et même tricotage de la laine, organisées sous ce même toit. Par ailleurs, on se la coule douce Au cœur de la pomme www.aucoeurdelapomme.ca de Frelighsburg, où les petites mains, après la cueillette, n'iront pas plonger dans le pelage des bêtes, mais plutôt dans les fibres végétales, puisque le duo Les deux sœurs dans le même panier y enseignera à tresser soi-même ses paniers de pommes, les fins de semaine, du 19 septembre au 12 octobre.

 

Les moulins ne transforment pas que la laine et ceux des Jardins Ricard www.jardinsricard.com, à Louiseville, en Mauricie, ainsi que le Moulin Légaré www.corporationdumoulinlegare.com de Saint-Eustache, dans les Laurentides, qui transforment tous deux le sarrasin en farine, ainsi que le blé, dans le cas du Moulin Légaré ; ils dévoileront leurs rouages durant les fins de semaine de septembre, et peut-être même plus longtemps chez les Ricard.

 

 

Des évènements agricoles... vers une nature urbaine et très cultivée

 

Quoi qu'en pensent les intolérants au gluten, autour du vieux moulin de Saint-Eustache, tout comme à Louiseville, la farine et ses produits ne sont pas que fabriqués, ils sont célébrés. Les 19 et 20 septembre, la Corporation du moulin Légaré en sera à la trentième édition de son Festival de la galette www.festivaldelagalette.com, visant les passionnés d'agrotourisme et d'histoire de tous âges. Le Festival de la Galette de Sarrasin de Louiseville www.festivalsarrasin.com le surpasse en longévité avec une trente-septième édition, du 2 au 11 octobre, avec, là aussi, une large place faite aux produits du terroir.

 

Au Parc historique de la Pointe-du-Moulin de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, on appellera plutôt les gens des alentours à la soupe, le 6 septembre, en vue du quatrième Festival de la S.O.U.PE. de Vaudreuil-Soulanges, www.festivaldelasoupe.ca. Artisans culinaires amateurs et chefs de métier pourront y mesurer leurs talents. Non seulement l'accès libre au parc permettra de profiter des nombreux spectacles et des activités pour les enfants, mais on s'attend à y distribuer gratuitement environ 14 400 portions de soupe ! Au Parc-nature du Cap-Saint-Jacques, la ferme écologique www.d3pierres.com comprenant animaux et potager, est ouverte tous les jours, mais elle a tout de même prévu une journée très spéciale pour célébrer les moissons, le 26 septembre, à grand renfort de carriole, de dégustations de produits de la ferme, de visite de la serre, des champs, des ânes, des chevaux, moutons et compagnie. Une autre célébration des récoltes s'organisera le dimanche 6 septembre dans les jardins de la Maison Saint-Gabriel www.maisonsaint-gabriel.qc.ca où des musiciens, conteurs, souffleur de verre, vannier et représentants de bien d'autres métiers d'époque rapporteront une parcelle de leur histoire.

 

La fin de la saison des récoltes est aussi une source d'allégresse pour les agriculteurs des marchés urbains qui, après avoir servi leurs légumes tout l'été, voient enfin approcher leurs vacances. Les grands marchés montréalais www.marchespublics-mtl.com auront déjà célébré leurs fêtes des récoltes à la fin aout. Par contre, d'autres marchés publics de l'Association des marchés publics du Québec www.ampq.ca continueront à se donner un air de fête, durant les semaines à venir, souvent en compagnie d'amuseurs, de maquilleurs pour les enfants, de musiciens, et même d'une grosse chaudronnée de maïs. 

 

Si les Montréalais ne se rendent pas à la ferme, les agriculteurs, pour leur part, sont bien décidés à venir à eux, comme ils le font depuis maintenant 14 ans, lors des Portes ouvertes sur les fermes du Québec www.portesouvertes.upa.qc.ca de l'Union des producteurs agricoles, qui se dérouleront, beau temps, mauvais temps, le dimanche 13 septembre au parc Jean-Drapeau. Plus de 115 fermes à travers le Québec y feront acte de présence. Pour les familles, il s'agit d'une occasion gratuite, à distance de métro, de connaitre leurs produits, mais aussi de croquer quelques maïs, de participer aux activités d'animation, et même de jouer avec les animaux qui les accompagnent.

 

 

Bien choisir son champ

 

Les agriculteurs organisant les activités selon l'évolution de leur propre saison, il est parfois difficile pour le grand public de demeurer toujours à l'affut des nouvelles. Certaines sources contribuent néanmoins à les suivre de plus près. Une des références les plus centrales en ce domaine est assurément le site Web www.terroiretsaveurs.com/activites.html, qui permet de repérer les services de son choix à travers tout le Québec. D'autres répertoires viennent compléter cette information par un aperçu plus régional. C'est le cas, notamment, du Circuit du paysan www.lecircuitdupaysan.com, qui aide à planifier sa découverte de l'agrotourisme en Montérégie, tandis que le site du Chemin du terroir fait de même pour les Basses- Laurentides www.laurentides.com/fr/chemin-du-terroir. La Table de concertation agroalimentaire de Laval a créé un outil remarquablement efficace du nom de Saveurs de Laval www.saveursdelaval.com pour repérer les points d'intérêt agricoles de sa région.

 

Entre le fleuve et la terre, À travers champs et rangs, En sillonnant la plaine, Au pied des montagnes, De par les vertes vallées sont des termes qui vous font rêver et saliver juste à les lire ? C'est le but. Ces expressions désignent des circuits touristiques dans la très agricole région de Lanaudière www.goutez.lanaudiere.ca/tous-nos-circuits. L'Association touristique du Suroît a, pour sa part, créé quatre circuits de découvertes agricoles régionales, rassemblés sous la même appellation de Patrimoine et gourmandise www.tourismesuroit.com, conçus pour que petits et grands puissent parcourir à vélo des randonnées vers les petites fermes locales, davantage orientées sur le soin de la terre ou des bêtes que des touristes.

 

Avant de s'égarer à travers cette multitude de ressources, il est important de souligner que le terme « familial » qui accompagne le nom ou la description de plusieurs vergers, fermes ou jardins, prend une signification bien différente selon l'endroit. Dans certains cas, il signifie que le site dispose d’une panoplie de jeux et d'activités adaptés au jeune âge. D’autre part, il veut parfois évoquer le contexte plus authentique et plus humain que les visiteurs peuvent s'attendre à vivre en rencontrant une famille d'agriculteurs. Il peut aussi faire référence à une tradition transmise d'une génération à l'autre pour maintenir la qualité d'un produit de marque, comme un bon cidre. Il vaut donc toujours mieux vérifier par un coup de fil si les horaires et l'ambiance proposés correspondent à ce que cherche votre famille. Mais une fois toutes ces petites attentions mises en place et le GPS bien ajusté, il ne reste plus qu'à suivre la dernière étape de toute bonne recette : assoyez-vous tranquillement et savourez !

 

 







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