Ville de Laval Fin 31 Jan 2018

Passer l'été comme sur des roulettes

mardi 10 juin, 2014

On les voit bien, dans le ciel, ces espèces d'oiseaux saisonniers, fidèles représentants du printemps qui s'annonce. Plus près de nous, d'autres espèces viennent nous révéler le printemps, avant de voler de leurs propres ailes : ce sont les oisillons humains en poussette. Mais, lorsque les oisillons d'hier sortent de leur coquille et commencent à trottiner ou à rouler sur leurs propres roues, les gazouillis des parents se transforment en d'autres refrains moins euphoniques : « Attention, tu vas trop vite ! », « Les voitures ! », « Attends à la lumière ! » Serait-il possible de favoriser les rencontres harmonieuses, sans périls, entre les chants des oiseaux, celui des enfants et, pourquoi pas, du clapotement des ruisseaux, sans avoir à rouler trop loin... en voiture ?



Montréal : fuir le brouhaha des voitures, à deux pas du Centre-ville

Montréal offre pourtant, à quelques pas de ses artères principales, une variété impressionnante de solutions pour qui veut s'épivarder de façon sécuritaire, sur un air campagnard, ou encore, plus urbain. Les inconditionnels de l'urbanité, qui n'attendent que le printemps pour se mêler aux badauds ou aux festivaliers, pourront toujours parcourir les 3 km de pavés ou de briques du Vieux-Port de Montréal (vieuxportdemontreal.com), qui longent le Saint-Laurent, du Quai de l'horloge jusqu'à la rue Mills, plus à l'Ouest. En cours de route, la famille ne manquera pas de croiser quelques objets roulants récemment identifiés, dont les quadricycles, un véhicule à pédales sur quatre roues, en location sur place, pouvant accueillir confortablement 4 personnes.


Sur une note aussi riveraine, mais plus verdoyante, la station de métro Jean-Drapeau, un arrêt plus loin, offre 25 km de pistes cyclables et pédestres, majoritairement pavées sur l'Île Notre-Dame, et en poussière de roche sur le sentier à l'ombre des arbres sur l'Île Sainte-Hélène. La compagnie Écorécréo (ecorecreo.ca), qui offre son service de location de quadricycles et de vélos pour les cyclistes à partir de 3 ans dans le Vieux-Port, dès début juin, est également active au Parc Jean-Drapeau (parcjeandrapeau.com), regroupant ces deux îles. Les cyclistes débutants, mais déjà désireux de se lancer sur les pistes des grands de la vitesse, peuvent aussi y emprunter les 4,3 km de circuit professionnel de course automobile Gilles-Villeneuve. Par journée de grande chaleur, les vents fluviaux rendent les lieux propices à casser la croûte dans les aires de pique-nique, et ce, d'autant plus que la plage et le complexe aquatique du Parc Jean-Drapeau peuvent contribuer à l'envie de se la couler douce. C'est d'ailleurs durant les ardentes chaleurs de juillet que l'Île s'anime d'un charme particulièrement enfantin, avec ses Week-ends du Monde et sa Fête des enfants.


L'animation ne manque pas non plus le long des 4 km asphaltés qui entourent le Parc Lafontaine (espacelafontaine.com). Le programme de cette année du magnifique Théâtre de verdure n'est pas axé vers les jeunes familles. Par contre, les marionnettes du Théâtre de Guignol proposent leur prestation 3 fois par jour aux enfants venus contempler l'étang et ses canards, ou encore, la fin de semaine, aux passagers du train Mini-Express, qui leur propose un tour de piste d'une dizaine de minutes.


Mais l'incontournable point de rencontre urbain entre les canards, leurs jeunes observateurs et toute la faune terrestre et ailée montréalaise n'en demeure pas moins le Lac aux Castors du mont Royal (www.lemontroyal.qc.ca/carte/fr/index.sn). Après avoir entendu les bons conseils écologiques prodigués au Centre d'interprétation de la Maison Smith, les enfants pourront s'adonner aux plaisirs que leur réservent les aires de jeux, de pique-nique et les carrés de sable. Cette année, la location de chaloupes et de voiliers leur permettra aussi d'approcher les canards. À partir de là, la lente montée de 4,4 km du chemin Olmsted, sur terre battue, peut s'adapter aux petites roues des poussettes vers le belvédère, près du Chalet de la montagne.


À l'Est, nos Édens

Pour faire un pas de plus vers cette quiétude urbaine sans renoncer à sa poussette, il peut être doux d'aller contempler les rives de la rivière des Prairies, au Parc-nature de l'Île-de-la-Visitation (ville.montreal.qc.ca/grandsparcs). Ses 8,6 km de sentiers permettent aussi de s'offrir un petit détour historique, par une visite des ruines d'un ancien moulin ainsi que d'autres bâtiments d’époque. Plus loin, le parc du Complexe environnemental Saint-Michel nous sort un peu de cette ambiance romantique pour nous confronter aux réalités écologiques actuelles, puisque des sites d'enfouissement, de compostage et de recyclage constituent les principaux points d'intérêt de son chemin de poussière de roche de 5 km. La nature de ce parc a quand même su préserver assez de richesse pour demeurer le gîte de prédilection de la crécelle d'Amérique, le plus petit oiseau de proie du Québec, dont l'allure rappelle celle de son grand cousin, le faucon. Le moment le plus propice pour découvrir ce parc est sans doute la fin de semaine, afin de profiter aussi du programme estival gratuit de la Tohu, située à l'entrée de ce Complexe (tohu.ca).


Mais pour explorer plus en détail toutes les variations de charmes possibles que peut exprimer la collaboration entre l'homme et la nature, le parcours de 3 km entourant le Jardin botanique (espacepourlavie.ca) s'impose. Le chemin principal, en asphalte, est facilement praticable, mais la balade devra toutefois y être réalisée à pied ou en poussette, puisque les vélos n'y sont pas admis. Les promeneurs gagneront aussi à quitter un instant la poussette pour s'approcher un peu plus des fleurs des serres ou de sa trentaine de jardins thématiques.


Et si l'on se pointait à l'ouest de l'Île ?

Mais beaucoup d'autres voies s'ouvrent aux passionnés du vélo, quels que soient leur âge et leur niveaux d'apprentissage. Pour cela, l'Ouest-de-l'Île est à la fine pointe du développement de ces parcours cyclables urbains qui acceptent également les poussettes. Le Parc René-Lévesque (ville.montreal.qc.ca/grandsparcs) propose même la location de patins à roues alignées, en plus de celle de vélos, pour traverser les 4 km asphaltés de son territoire. À l'intérieur du Parc, les œuvres du Musée plein air de Lachine peuvent être explorées librement ou à travers les trajets de rallyes proposés aux 4 à 12 ans. Un batobus permet aussi d'y rejoindre la rive du parc Saint-Louis. Un autre parcours riverain de 4 km, situé, cette fois, dans le Vieux Lachine (vieuxlachine.com), emprunte une perspective plus historique en offrant aux visiteurs des tours de rabaska et des rencontres insolites, près du Centre historique des Sœurs de Sainte-Anne, avec quelques personnages qui ont traversé le temps. Le Lieu historique du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine peut aussi être visité, avant d'aller satisfaire son appétit de découverte, ainsi que son appétit tout court, parmi les artisans et maraîchers bien actuels du Marché public de Lachine.


La piste du Canal Lachine peut également mener les promeneurs jusqu'à LaSalle puisqu’elle rejoint la piste cyclable du boulevard LaSalle (poledesrapides.com). Ces deux pistes sont bétonnées et les poussettes y sont les bienvenues. Et si cette deuxième piste suit le boulevard Lasalle, elle n'en reste pas moins collée au fleuve et gardée à distance par une large bande gazonnée. La trajectoire entre le Lieu historique du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine et le Moulin Fleming, sur la piste du boulevard LaSalle, constitue alors une coquette promenade d'une vingtaine de minutes, à pas d'adultes. En plus de son caractère historique, le Moulin Fleming a décidé d'égayer ses dimanches après-midis par des contes, des pièces de théâtre ou des activités archéologiques familiales. La piste permet également d'accéder au Parc-des-Rapides et même de le longer en vélo. Toutefois, comme 6,3 km de pistes séparent le Moulin et le Parc, certaines familles préféreront stationner sur place, d'autant plus que l'entrée de ce parc est permise aux piétons et aux poussettes, mais pas aux cyclistes. Mais le jeu de la lenteur qu'offrent les 5 km de randonnée pédestre de ce parc en vaut peut-être la chandelle, surtout qu'il permet de profiter des diverses animations écologiques proposées par Héritage Laurentien (heritagelaurentien.org). Le Parc-des-Rapides est situé à 3,6 km de voie routière du parc Angrignon, auquel on peut directement accéder par le métro du même nom. Ce dernier comprend des aires de pique-nique et 10 km de sentiers, accessibles autant aux fauteuils roulants qu'aux poussettes. Mais, tout à l'ouest de notre grande île, la ferme écologique et la plage du Parc-Nature de Cap-Saint-Jacques, à Pierrefonds, sauront sans doute rendre leurs 7 km de sentiers encore plus inoubliables pour les tout-petits.


Laval : pour voir si l'herbe est plus verte sur l'autre rive

Laval a su également attirer les jeunes familles montréalaises par la réputation de son Centre de la nature (centredelanature.laval.ca). Outre ses 4 km de sentiers, sa halte environnementale, sa serre tropicale et son observatoire d'astronomie satisferont la fibre écologique des marcheurs. Toutefois, afin de préserver la cohabitation entre la nature et l'animation humaine, certaines restrictions s'imposent : ainsi, les chiens et les barbecues y sont interdits, et les cyclistes doivent se limiter à une piste d'un peu moins d'un kilomètre. Toutefois, ce centre offre de multiples options aux enfants après la promenade ou simplement pour l'heure du pique-nique : une ferme écologique, des modules de jeux, des balades en petit train, en canot ou en rabaska, des espaces de planches à roulettes, et même, à partir de la fin juin, des tours de poney tous les jours.


Mais Laval offre aussi une piste cyclable asphaltée de 5 km dans son Parc des Prairies (info.ville.laval.qc.ca/wlav3/maville/lieux.php). Toutefois, son croisement avec la Route Verte en fait un lieu parfois trop achalandé pour les cyclistes débutants. Par contre son anneau asphalté entourant le lac offre une petite marche de détente d'un peu plus d'un kilomètre ainsi qu’un sentier légèrement rocailleux et dénivelé de 4 km pour les audacieux enfants et parents munis de poussettes à grosses roues, qui pourront y gambader d'une borne d'information interactive à l'autre. Des modules de jeux et d'exercices et les animations estivales qui s'y déroulent les fins de semaine égaieront aussi les pique-niques des jeunes visiteurs.


Dans les Laurentides, le petit train peut aller loin...

Les amateurs de grande nature prêts à se tourner vers les Laurentides considèrent souvent le Parc du Mont-Tremblant comme la destination toute désignée. Mais les Laurentides ont aussi d'autres propositions moins lointaines et moins dénivelées qui n'attendent que les visiteurs. On peut notamment profiter de la piste du P’tit Train du nord (laurentides.com), devenue aujourd'hui un parc linéaire dont la piste cyclable s'étend sur 232 km, entre Bois-des-Filion et Mont-Laurier. Entre les deux, se révèlent des villages où l'on croise quelques intersections. Mais il est possible de rouler longtemps sans rencontrer autre chose que les anciennes gares, maintenant transformées en cafés ou en lieu de réparation d'équipement. Nulle obligation, toutefois, d'en franchir la porte, si l'on préfère utiliser l'un des nombreux sites de pique-nique du parcours.


Ce parc linéaire permet aussi de rejoindre tout le réseau hors route des sentiers qui sillonnent le Parc Régional de la Rivière-du-Nord (parcrivieredunord.ca). Situé dans la partie nord de Saint-Jérôme, ce parc propose des trajets distincts aux cyclistes et aux marcheurs. Le niveau de difficulté ou de dénivellation des sentiers y varie de débutant à intermédiaire. Parmi les pistes les plus faciles, sont proposés notamment, dans le Secteur principal, un trajet piétonnier en boucle de 2,7 km et, pour les cyclistes, un trajet linéaire (qui ne revient pas sur ses pas) de 8,4 km. S'ils préfèrent un chemin en boucle, les cyclistes devront être prêts à affronter un degré de difficulté légèrement plus élevé sur une route de 3,2 km. Sur l'autre rive appartenant au parc, les services sanitaires sont un peu rustiques, mais on y retrouve quand même d'autres pistes de poussière de roche fort accessibles aux familles en vélo ou en poussettes. D'autres défis attendent aussi les jeunes ambitieux prêts à patienter jusqu'au milieu de l'été, puisqu'ils y trouveront, par-delà les chemins de poussière de roche, une petite île consacrée à l'hébertisme. Les vestiges d'une pulperie et d'un ancien barrage hydro-électrique pourront susciter l'intérêt des parents. Il est même possible de louer des équipements nautiques, de pique-niquer tranquillement devant l'étang ou d'aller contempler les Chutes Wilson. Les lieux sont également propices à la pêche.


Vers le sud-ouest, le Parc d'Oka (sepaq.com/pq/oka) demeure un autre classique des périples saisonniers. Son trajet cyclable asphalté y est plutôt court (3 km), mais il a quand même le charme de relier la route verte à la plage où l'on peut pique-niquer. Le pédalage peut se poursuivre sur l'eau grâce aux pédalos qui figurent parmi les différentes embarcations proposées en location aux vacanciers. Même les habitués auront la chance d'y découvrir une nouvelle aire de jeu sur la rive, d'ici la fin juin.


Dans les Laurentides, une autre petite ville semble prête à faire des pieds et des mains pour attirer le regard curieux des trottineurs de même que des baigneurs. À Mirabel, en effet, le Parc régional éducatif Bois de Belle-Rivière (boisdebelleriviere.com) offre un accès à une plage, de même qu'à une pataugeoire et à des jeux d'eau. Son étang poissonneux donne lieu à des activités parents-enfants d'initiation à la pêche. Le chemin principal en terre battue et en poussière de roche est constitué de petites boucles qui constituent, au total, 6 km de parcours, accueillant autant les vélos, les poussettes, les chiens que les poneys en location. Le parc a également aménagé un espace pour que chacun puisse tenter sa chance au nouveau sport de l'heure, le disc golf, qui se pratique un peu à la manière du frisbee.


À 8 km de là, toujours à Mirabel, est située également la Route des Gerbes d’Angelica (gerbesdangelica.com) qui célèbre cette année son cinquième anniversaire, après avoir remporté, chaque année, le grand prix régional décerné par l'Office québécois du tourisme. L’endroit est, de plus, chaudement recommandé par Kéroul pour ses 2 km de chemin asphalté traversant 14 jardins thématiques parcourus par de vrais paons et poules de fantaisie. Toutes les fins de semaine d'été, des clowns, des maquilleurs et même une marionnette géante s'ajoutent à cette mascarade fleurie. Sur le plan informatif, les visiteurs peuvent aussi compter sur des visites guidées ainsi que sur 66 pôles d'information. Un petit détour au bistro, dans les modules de jeux ou à la boutique agrotouristique peut aussi contribuer à terminer cette journée en beauté.


Lanaudière : entre les clapotis et le chant des outardes

Un autre Lauréat touristique, situé, cette fois, à Lanaudière, est le site historique l'Île-des-moulins à Terrebonne (ile-des-moulins.qc.ca). Ce parc municipal est animé par des personnages historiques qui nous parlent du passé ou nous font traverser le temps par un tour en ponton. Il abrite un musée, qui racontera cette année l'histoire de la coupe Stanley. La grande fréquence de ses spectacles extérieurs gratuits (surtout classiques, les dimanches matins et plus populaires, les dimanches soirs), ses multiples festivals et le charme des rives où barbotent les outardes, à l'ombre des saules, figurent parmi les raisons de l'engouement pour cet espace vert. On rencontre aussi quelques familles dans les modules de jeux ou pêchant en aval du barrage ou sur le pont métallique qui relie les deux rives du parc et ses chemins de poussière de roche. Mais si les vélos y sont permis et que l'aménagement entourant ses quelques kilomètres de sentiers fait preuve d'une grande ingéniosité urbanistique, l'espace demeure surtout propice à la contemplation et au pique-nique qu'aux longues balades. Ce parc est cependant traversé par le Circuit des Berges (tourismedesmoulins.com/fr/index.jsp?p=78), une piste cyclable en poussière de roche et en asphalte de 10 km. Les guides touristiques de l'Île-des-moulins pourront aider les cyclistes à y identifier des tronçons de 3 km à 4 km où il est possible de circuler sans croiser de voitures. Mais ils leur suggéreront sans doute aussi d'emprunter plutôt la piste cyclable en asphalte et poussière de roche de 13 km de la Transterrebonne (tourismedesmoulins.com/fr/index.jsp?p=78), qui permet également de découvrir les charmes du sud de Lanaudière mais, cette fois, par un sentier totalement hors route. Cette voie se veut un peu plus familiale que les traditionnelles routes vertes pour cyclistes, et ce, d'autant plus qu'elle est entourée d'un bon nombre de haltes et qu'elle s'accorde toutes les déviations possibles avant de permettre à ses utilisateurs de retourner sur une route.


De plus, pour animer la région, cette année, une trentaine de producteurs agricoles locaux donneront rendez-vous aux familles, entre le 5 juillet et le 14 septembre, tous les samedis, à l'Île-des-Moulins et, tous les dimanches, à l'hôtel de ville de Mascouche. Ces rendez-vous s'accompagneront aussi de musique, de conférences et d'activités pour les enfants. À 5 minutes d'automobile de là, tradition lanaudoise exige, le parc du Grand-Coteau de Mascouche (ville.mascouche.qc.ca/page-parc-du-grand-coteau.php) offrira lui aussi gracieusement des mélodies matinales, tous les samedis du mois de juillet. Une courte visite permet aussi de faire le tour du petit étang sur un chemin asphalté et de profiter des jeux d'eau, des espaces de pique-nique et des modules de jeux pour les 3 à 5 ans et les 6 à 12 ans. Mais les plus aventureux, équipés d'un vélo ou d’une poussette tout-terrain, pourront s'aventurer sur les chemins de gravier broyé d'environ 4 km, totalement à l'abri des voitures, dans ce parc municipal dont la superficie surpasse celle du parc Mont-Royal, mais, ici, sans dénivelés importants.


En Montérégie : des espaces plus grands que nature

Bien sûr, lorsqu'il est question de promenades en Montérégie, on pense avant tout aux deux grands parcs nationaux de cette région. Un réseau de 30 km sillonne le Parc national du Mont-Saint-Bruno (sepaq.com/pq/msb) pour rejoindre un des 5 lacs, par différents sentiers de 2 à 10 km, avec des degrés de dénivelé variant entre débutant et intermédiaire. Toutefois, même pour les parcours pour débutants, les poussettes à grosses roues sont fortement recommandées. Le chemin de 2,5 km reliant le Centre de découverte au Vieux Moulin constitue toutefois un parcours un peu plus facile. Ce monument historique constitue même une destination de choix la fin de semaine, lorsqu'il se convertit en salon de thé, puisqu'il s'est taillé la réputation d'offrir le fin du fin de la région en fait de thé et de chocolat chaud, que l'on peut accompagner de viennoiseries. Le Centre de découverte offre aussi, tous les samedis et dimanches, généralement en après-midi, des activités écologiques portant sur les végétaux, les 200 espèces d'oiseaux ou les 30 espèces de mammifères du parc. Entre deux thèmes plus bucoliques, on glisse quelques animations sur les champignons, les plantes vénéneuses ou encore, des expéditions nocturnes en quête de chauves-souris ou de hiboux.


Il est toutefois possible de croiser des cerfs de Virginie, des renards et des animaux aquatiques, qui peuplent les parcs nationaux de la Montérégie, sans se mesurer aux défis des dénivelés, en se tournant vers le parc national des Îles-de-Boucherville (sepaq.com/pq/bou). Parmi ses parcours, 21 km sont accessibles aux vélos. On peut y circuler en vélo ou avec sa poussette d'une île à l'autre sur le fleuve, en profitant de plusieurs haltes et aires de pique-nique. Des locations de vélos et d'embarcations offrent aux familles le choix des armes pour découvrir ce territoire. D'autres sentiers gazonnés, de 1,5 à 8 km sont à la portée des marcheurs et de ceux qui possèdent des poussettes à grosses roues. La promenade peut les mener notamment au site archéologique Boucher-de-Grosbois, qui révèle le passé des peuples amérindiens, ou encore se transformer en safari guidé. Le parc a aussi prévu des espaces pour satisfaire les passions des joueurs de golf et des pêcheurs. Bien sûr, cela peut sembler un grand programme pour une seule journée, mais qu'importe, puisque quelques tentes Huttopia y sont proposées et que ce parc a également prévu des sites pour le camping et les véhicules motorisés.


Ces splendeurs nationales ne doivent toutefois pas nous détourner des aménagements municipaux gratuits. Le parc Les Salines, à Saint-Hyacinthe (ville.st-hyacinthe.qc.ca/loisirs-et-culture/base-de-plein-air-et-sentiers-pedestres.php), par exemple, bien que directement accessible par l'autoroute Jean-Lesage, n'en présente pas moins un espace vert de 103 hectares, comprenant des modules de jeu, aires de pique-nique, jeux d'eau et environ 60 % de superficie boisée, comprenant différents sentiers de 4 km et moins. On y promet même qu'avec quelques indications une famille peut se prévoir un itinéraire de 6,5 km sans aucun croisement avec la route.


Un autre parc national, celui de la piste du Lieu historique national du Canal-de-Chambly (pc.gc.ca/fra/lhn-nhs/qc/chambly/index.aspx), emprunte une voie encore plus historique et plus urbaine. Cette piste de 20 km, près du fleuve, en direction de Saint-Jean-sur-Richelieu, relativement éloignée des voitures, fait partie de la route verte de la région. Il faut donc s'attendre à y croiser des cyclistes de tous calibres, mais aussi plusieurs petits commerces agrotouristiques. Pour éviter totalement les voitures, on suggère une balade de 2,5 km sur le sentier de poussière de roche vers le sud, avant ou après la visite des Ateliers et du domaine historique, ou encore, sur une note plus mécanique, en partant plutôt du Moulin Langelier et en poursuivant sa route sur 2 km. En plus de regarder déambuler les bateaux sur la rivière Richelieu, les promeneurs pourront y observer comment ses écluses sont mises en fonction manuellement depuis des siècles.


En Estrie : entre bois et marais

Théoriquement, la quête de lieux accessibles en poussette à moins d'une heure de voiture ne devrait pas se rendre jusque dans cette magnifique région, mais quelques suggestions présentées comme d'incontournables coups de cœur par différentes sources m'ont amenée à me permettre quelques ajouts concernant cette région de prédilection pour les marcheurs, surtout en début de saison, puisqu'on n’y retrouve aucune « âme de maringouin » qui vive !


On ne cesse de recommander, entre autres lieux, le Centre d'interprétation du marais de la Rivière aux Cerises (maraisauxcerises.com), situé directement sur les rives du Lac Memphrémagog à quelques kilomètres du centre-ville de Magog. Son originalité tient sans doute au fait que ses 6 km de sentiers, qui parcourent une nature de marais, de marécage, de boisé et même de tourbière, sont constitués en grande partie de pilotis de bois. Le reste du sentier est en poussière de roche. Si les vélos y sont interdits et les tricycles très peu recommandés, les marcheurs, les pique-niqueurs, les kayakistes, les poussettes et même les chiens en laisse peuvent, quant à eux, circuler allègrement à travers cette végétation humide et cette faune riche en oiseaux et en amphibiens. Le Centre jouit de sa propre salle d'exposition en plus d'organiser, au mois de juin, des activités d'initiation à la pêche et d'observation des papillons nocturnes.


Pour ceux qui hésitent encore entre le vélo, la marche ou même le patin à roues alignées, le Centre d'interprétation de la nature du Lac Boivin (cinlb.org), à Granby, offre la possibilité de rouler sur plus de 6 km de voie asphaltée et de marcher sur près de 10 km, dans les alentours de son lac et à travers ses marécages, pour aller y surprendre quelques loutres, tortues ainsi qu'une grande diversité d'espèces d'oiseaux. Avec un peu de patience, paraît-il, certains viennent manger dans votre main. Des groupes peuvent aussi y faire appel aux services d'un guide naturaliste pour faciliter cet apprivoisement.


Osez Québec, par-delà les sentiers de l'histoire

Enfin, puisqu'un été sans un séjour à Québec, c'est presque aussi tristounet qu'une forêt sans écureuils, voici donc quelques pistes à suivre sur ce territoire. Il est vrai que, spontanément, on n’associe pas toujours la région de Québec à sa verdure. Pourtant, à quelques pas de la grande Ville, un Parc linéaire a été créé dans la vaste allée de végétation qui suit la rivière Saint-Charles (societerivierestcharles.qc.ca). Plusieurs monuments historiques, des œuvres d'art extérieures et des beautés naturelles se situent le long de ses 32 km de pistes cyclables, sans compter les haltes de services tous les 5 km. Cette voie peut même être empruntée pour se rendre aux Chutes Montmorency par le circuit de 3,5 km nommé Lac des saules. La quasi-totalité de l'ensemble de ce parc linéaire est considérée d'un degré de difficulté de débutant, mais il faut toutefois s'attendre à s'y buter parfois à quelques paliers, escaliers ou sol irrégulier. Toutefois, la piste multifonctionnelle, une grande boucle asphaltée de 8 km, ouverte aux vélos, aux marcheurs, aux poussettes ou aux patins à roues alignées, que l'on peut rejoindre à partir du parc de la Pointe-aux-lièvres, répond particulièrement à la demande des familles, en évitant ce genre d'obstacles ainsi que les voitures. Le long de cette route, il est possible de se fixer des objectifs intermédiaires, comme le Lieu historique national Cartier-Brébeuf ainsi que le centre d'interprétation nommé Maison Coulombe. Ensuite, le parc Victoria, tout près, avec ses jeux d'eau, ses terrains et ses modules de jeux et, surtout, sa plage, peut constituer l'objectif de détente ultime.


Ce parc linéaire se poursuit également sur une voie totalement dédiée aux cyclistes et aux piétons jusqu'au Quai des Cageux du traversier Québec-Lévis, ou même au Vieux-Port, situés en plein Centre-ville (ville.quebec.qc.ca/citoyens/loisirs_sports/reseau_cyclable_circuits_a_decouvrir.aspx). Pour partir à la conquête de cet environnement urbain, il faut être prêt, il est vrai, à affronter quelques croisements de rues secondaires, un sacrifice que les parents et les enfants seront prêts à faire pour aller déguster une crème glacée près de la Place Royale ou voir, en passant, le fameux Château Frontenac.


Bref, quelle que soit la direction vers laquelle partiront les parents cet été, il est fort possible d'espérer se gambader à loisir jusqu'à ce que l'épuisement s'ensuive sans que rien ne chavire, si ce n'est les cœurs devant la beauté des paysages.



Un merci tout spécial, pour leur collaboration exceptionnelle, à :

Lyne Ménard, directrice adjointe de Kéroul, keroul.qc.ca

Danielle Danault, présidente de Cardio Plein-air, cardiopleinair.ca

Nicole Blondeau, coordonnatrice à la Fédération québécoise de la marche, fqmarche.qc.ca

Ainsi qu’aux représentants des associations touristiques régionales des différentes régions





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