Fairmont Frontenac Fin 30 Mars 2017

Apprendre ou comment aider mon enfant à développer son intelligence

mardi 01 août, 2006

Apprendre est un processus naturel et intérieur. La mémorisation et la capacité de mémorisation sont des éléments importants de ce processus, et les parents peuvent aider à stimuler ce processus chez leurs tout-petits avec des jeux de mémorisation simples et, par exemple, des devinettes amusantes.

 

Apprendre… Quelle merveilleuse chose ! Un bébé découvre progressivement les différentes parties de son corps et de son environnement. Une petite fille apprend à monter à cheval. Un autre enfant s’émerveille pour la première fois devant la poésie de la petite fleur jaune, posée là, sur le bord du chemin. Tout cela semble si naturel que nous ne réalisons pas à quel point apprendre est un exploit ! Pourtant, la grande complexité de l’intelligence humaine ainsi que les composantes complémentaires qui entrent en relation les unes avec les autres dans ce processus témoignent du formidable potentiel intellectuel que possède, très tôt, l’enfant, potentiel qui ne demande qu’à être développé. Le système scolaire enseigne du mieux qu’il le peut les façons de développer ces capacités intellectuelles, mais force est de constater que le fonctionnement de la mémoire, les stratégies d’apprentissage, les processus d’innovation propres à chaque enfant, c’est-à-dire les manières originales qu’il est nécessaire d’exploiter pour aider le tout-petit à apprendre, doivent être avant tout pris en charge par les parents et les éducateurs. En effet, à la garderie l’enfant apprend très tôt, par le jeu, à augmenter sa concentration individuelle. En outre, il existe pour les parents plusieurs types d’outils permettant de compléter ce travail et, ainsi, de donner à l’enfant le goût de la vie intellectuelle. Les capacités cognitives d’un jeune enfant se développent de façon continue au contact d’informations et de diverses stimulations : observations, jeux, lectures, spectacles. En somme, elles croissent à mesure qu’il se voit confronté à la vie et à ses mille et une facettes ! Beaucoup de recherches ont permis d’étudier les deux hémisphères du cerveau et de préciser leurs fonctions respectives. Ainsi, on a découvert que l’hémisphère gauche, siège de l’analyse et de la logique, favorise le traitement de l’information verbale : le langage, l’écriture, la lecture, la grammaire, la syntaxe, voire le calcul. L’hémisphère droit, quant à lui, est le siège de l’intuition, de la compréhension des ensembles et des structures. Il concerne davantage les images, le rythme, la musique, les couleurs, les émotions et les sensations. Toutefois, la complémentarité des « deux cerveaux » n’est jamais totalement parfaite, même chez les génies de ce monde. "En effet, Einstein, célèbre homme de science, appelé aussi le père de la relativité, avait un cerveau gauche dominant plus grand que la plupart des autres humains. Étant dyslexique, la latéralisation entre les deux cerveaux était cependant fragile en âge scolaire; ce fait explique qu'il était "mauvais élève" en mathématique à cette époque de sa vie. Toutefois, il jouait merveilleusement bien du violon et sa capacité extraordinaire à créer des algorythmes par des jeux d'imagination prédisposait déjà tout le génie à venir". Rien ne serait donc coulé dans le béton et l’intelligence ne s’enfermerait pas ainsi en deux cases hermétiques. En effet, ces deux hémisphères sont faits pour se compléter, comme un tout. Les recherches récentes sur le sujet tendent d’ailleurs à démontrer que la frontière entre les deux hémisphères n’est pas étanche. En outre, comme on peut observer, chez un enfant, la prédominance naturelle de certains aspects, il est possible de l’aider à développer, dans le quotidien, l’hémisphère plus faible. Ainsi, l’enfant en situation d’apprentissage, dont l’équilibre entre les deux hémisphères est plus sensible, aura une plus grande capacité de mémorisation et une capacité de traiter l’information plus facilement. Bref, le cerveau est le siège de la pensée et le cœur de tous les processus d’apprentissage. La faculté de ressentir, de connaître, de comprendre, de mémoriser, de mettre en relation des informations et de réutiliser celles-ci en divers contextes sont les grandes articulations de l’acte d’apprendre. Les enfants que j’ai rencontrés avant de rédiger cet article éprouvent tous d’importantes difficultés d’apprentissage ou des problèmes de comportement notables. Pourtant, ils sont intelligents, sensibles, ouverts sur le monde. Quel est le problème ? Apprendre n’est pas simple. Il est faux de croire qu’une théorie de l’apprentissage s’applique à tous ou de penser qu’un modèle plus ou moins unique facilite l’acte d’apprendre. La créativité et le désir d’apprendre sont le fondement de la réussite. Le respect de l’individu doit être synonyme de respect de l’unicité de chaque enfant et de son acte d’apprendre. Il est donc important d’aider l’enfant à conserver allumée la flamme du désir d’apprendre, de connaître et de savoir, surtout lorsque celui-ci est soit très faible, soit très fort académiquement. Les difficultés d’apprentissage et les problèmes de comportement ne sont pas toujours perceptibles concrètement; avant qu’ils n’éclosent au grand jour, un certain temps peut s’écouler. L’approche par questionnement permet de situer l’effort et d’effectuer le bon dosage avec l’enfant pour adopter un instrument de réflexion naturel et simple pour l’enfant. Apprendre doit être et demeurer un plaisir. Il faut donner à l’enfant des moyens d’atteindre des objectifs d’étude réalistes. L’enfant qui éprouve des difficultés est souvent très lucide et conscient de sa différence, et il a besoin de dédramatiser la situation. « C’est comme une course à obstacles », me disait Marin, un petit garçon éprouvant des problèmes de comportement mais doté d’une intelligence spectaculaire et classé comme surdoué à la suite du plan d’intervention dont il a fait l’objet à son école. Le fait qu’il n’adopte pas le modèle d’apprentissage traditionnel ne devrait pas être un problème. Il existe autant de façons d’apprendre qu’il existe d’individus. Toutefois, l’école a tendance à imposer un modèle unique d’apprentissage. Pour réussir, l’enfant en difficulté doit donc avoir ou développer une habileté extraordinaire afin de contourner les obstacles, de les renverser ou de les enjamber. Il est en effet très difficile pour Marin de demeurer motivé en classe; un sentiment diffus d’être « différent » se développe, des troubles de comportement très subtils, mais importants, se manifestent progressivement et une distance s’installe entre lui et le groupe classe. En tant que parents, école, société, il faut se poser des questions et réfléchir à ce qui peut être fait concrètement pour aider l’enfant et stimuler son besoin d’apprendre et ses aspirations. Est-ce trop audacieux de désirer une école libre, permettant à chaque enfant de s’épanouir selon son propre processus d’apprentissage ? Comment faire pour que le processus naturel d’apprentissage conserve toute sa force malgré de complexes et difficiles traitements de l’information ? Les diverses théories sociales tentent d’expliquer ce processus qu’est l’apprentissage, mais qu’arrive-t-il, concrètement ? Par exemple, pourquoi Sarah-Ying n’établit-elle une relation entre les stimuli et l’apprentissage qu’à partir du moment où le médiateur est une personne importante dans sa vie ? Pourquoi les enfants aiment-ils être entourés de camarades en début d’année ? En définitive, qu’est ce qui aide à construire l’intelligence d’un enfant ? Apprendre est un processus naturel et intérieur. La mémorisation et la capacité de mémorisation sont des éléments importants de ce processus, et les parents peuvent aider à stimuler ce processus chez leurs tout-petits avec des jeux de mémorisation simples et, par exemple, des devinettes amusantes. Mais encore ? En tant que parents, enseignants ou éducateurs, le rôle d’influence est important pour aider l’enfant à aller chercher le meilleur de lui-même dans l’acte d’apprendre. L’écoute positive et active de l’enfant et de ses sentiments, la juste appréciation de son travail, lui donner l’impression d’être soutenu, mais sans excès, le valoriser sans l’abaisser, bref le traiter d’égal à égal, lui insuffler une confiance en ses capacités, l’amener à ne pas avoir peur de réussir sont d’importants facteurs d’un processus d’apprentissage réussi. La motivation efficace passe par l’alternance de compliments et de critiques constructives, justes, équitables. Il faut amener l’enfant à se respecter et à respecter les autres, à s’affirmer et à développer la capacité d’exprimer ses opinions. Bref, il faut créer un bon partenariat avec l’enfant, former avec lui une équipe soudée. Cette force le poussera à se réaliser et à croire en lui-même. Le rôle de la société, des parents, des enseignants et des éducateurs, dans sa dimension collective et individuelle, s’appuie sur la capacité de créativité et d’innovation pour faire émerger cette richesse qui se trouve en chaque enfant, la capacité et le désir d’apprendre.





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