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Quatre options de santé, sans médication

Quatre options de santé, sans médication
jeudi 13 avril, 2017

Plusieurs options de soins sont maintenant offertes aux enfants naissants ainsi qu’à leurs mères pendant la grossesse, ou après l’accouchement, ainsi que pour la conception, en complément aux soins médicaux, et tout cela sans médication. Nous en avons exploré quatre : la chiropratique, la physiothérapie, l’ostéopathie et l’acupuncture.

Certains de leurs champs d’action se recoupent dans leur manière d’aider le corps à cheminer vers l’autoguérison, mais chacun a sa propre compréhension du corps et de son bien-être. Lesquels pourraient rejoindre le plus directement votre façon de voir la grossesse et les soins de votre enfant ?

 

 

L’APPROCHE CHIROPRATIQUE

 

Au terme d’études de 5 ans de niveau doctoral, les chiropraticiens sont ceux qui ont acquis la formation la plus poussée pour l’évaluation et le traitement de la colonne vertébrale et du bassin. Leur expertise touche aussi tout le système neuro-musculo-squelettique, donc tous les nerfs, les muscles et les articulations du corps. Bien que les manipulations chiropratiques soient associées, dans l’esprit de plusieurs personnes, aux cavitations (habituellement surnommées « craquements »), les professionnels n’utilisent pas cette manœuvre avec les poupons et peuvent en employer bien d’autres avec les adultes. Autant avec les petits que les grands, ils peuvent faire appel à une multitude d’outils, dont des supports par bandages ou encore des conseils posturaux.

 

 

Qui est Danica Brousseau ?

 

Danica Brousseau est 2e vice-présidente de l’Ordre des chiropraticiens du Québec www.ordredeschiropraticiens.ca et professeure-clinicienne au Département de chiropratique de l’Université du Québec à Trois-Rivières www.uqtr.ca. Elle est également membre de l’Association pédiatrique et périnatale aqcpp.com.

 

Durant la grossesse

 

Les principales raisons pour lesquelles les futures mamans viennent consulter Danica Brousseau sont les douleurs musculosquelettiques dorsales, les sciatiques ou les inconforts dans la région du bassin. Sous l’effet du déplacement du centre de gravité, à mesure que le bébé prend du poids, et de la relaxine, une hormone qui contribue au relâchement ligamentaire, les muscles et les articulations peuvent devenir plus vulnérables : « Donc il y a une propension plus grande à se blesser à cause d’une certaine laxité ligamentaire », ajoute Mme Brousseau. Au cours des consultations avec ses patientes, Danica Brousseau en profite aussi pour s’assurer que les articulations du bassin et de la région lombaire sont prêtes pour l’accouchement. Selon les symptômes présentés, Mme Brousseau orientera donc ses efforts vers la détente des muscles ou leur renforcement.

 

Après l’accouchement

 

La chiropraticienne est en mesure de vérifier si les os du bassin se sont bien repositionnés, permettant ainsi à la mère de retrouver sa pleine mobilité. Alors que le bébé boit goulûment, la mère a aussi parfois soif de conseils, et a besoin d’être aiguillée afin de trouver une position assez confortable pour lui éviter un mal de dos : « Est-ce qu’elle a un bon support pour bien soutenir le poids du bébé et ne compte pas seulement sur la force de ses bras lors de la tétée ? Comment s’asseoir en ayant un dos bien soutenu ? Il y a des exercices que nous pouvons recommander pour aider à renforcer les muscles qui sont très sollicités durant cette période : ceux du haut du dos, des épaules et des bras, entre autres. »

 

Pour le nourrisson

 

Trois grands problèmes, souvent reliés, amènent aussi les parents à consulter en chiropratique pour leur nourrisson : les difficultés liées à l’allaitement, les torticolis congénitaux et les plagiocéphalies (difformité crânienne). Ces problèmes, qui peuvent inclure aussi un bras du nourrisson un peu plus replié, s’expliquent par le manque d’espace dans le ventre de la mère, durant les derniers mois de grossesse, ou encore par les pressions intra-utérines et vaginales lors de l’accouchement. Ces limites à l’extension ou à la rotation peuvent alors entraver les efforts du nourrisson pour prendre le sein : « Pour que le bébé soit en mesure de faire une succion efficace, les articulations de la mâchoire doivent fonctionner à chaque tétée. Donc, le chiropraticien va travailler particulièrement au niveau des articulations de la mâchoire et des joues, où se trouvent les muscles masticateurs et ceux de toute la région cervicale : si l’enfant a un petit torticolis de naissance et de la difficulté à tourner la tête d’un côté plus que de l’autre, il y aura souvent un côté pour lequel il aura de la difficulté à téter », précise également Dre Brousseau.

 

Les alliés naturels

 

Dre Brousseau peut collaborer avec les médecins ou les conseillères en allaitement, mais elle sollicite aussi le soutien des massothérapeutes, afin de détendre les muscles et d’atteindre le degré de détente optimal à son travail sur la patiente, ou encore avec les kinésiologues, si la priorité va au renforcement des muscles de la maman. Lorsque survient un accouchement difficile, menant parfois à de l’incontinence urinaire, Mme Brousseau est davantage portée à se tourner vers les physiothérapeutes, surtout ceux qui ont l’habitude de se consacrer à la réadaptation du plancher pelvien.

 

 

L’APPROCHE DE LA PHYSIOTHÉRAPIE

 

La physiothérapie contribue à rétablir la santé musculosquelettique et nerveuse ainsi que la stabilité générale. Les exercices aident les bébés à devenir plus solides lorsqu’ils marchent à quatre pattes, lorsqu’ils sont sur leur ventre ou quand ils sont assis, et parviennent à développer leur motricité fine. Les actions effectuées ou proposées par les physiothérapeutes permettent d’enrayer certains cercles vicieux entretenant des failles ou des faiblesses corporelles, que ce soit la plagiocéphalie chez le nourrisson, ou une faiblesse musculaire pouvant mener à une descente d’organes pour la mère, durant la grossesse. D’autres exercices peuvent aussi prévenir les déchirures musculaires durant l’accouchement ou aider à en guérir.

 

 

Qui est Mélanie Claveau ?

 

Mélanie Claveau est une physiothérapeute qui a fait une formation spéciale en rééducation pelvienne et périnéale (du périnée) durant sa maîtrise. Elle travaille toujours en rééducation périnéale à la Clinique de santé pelvienne de Saint-Jérôme www.cliniquesantepelvienne.com.

 

Durant la grossesse

 

Plusieurs femmes trouvent, grâce à Mme Claveau, un soulagement pour leurs douleurs au dos : « Si notre musculature est faible […], nos ligaments ne sont plus capables de nous maintenir adéquatement. Si les muscles ne font pas le travail à la place des ligaments, on se retrouve avec des douleurs. On parle souvent de la sciatique ; ce n’est pas toujours la cause, mais cela donne un signe qu’il y a de l’instabilité dans le corps. »  La physiothérapeute devient aussi un peu l’entraîneuse des mamans, qui doivent se préparer aux exercices de haute voltige que peuvent être les accouchements et les césariennes, en préparant le corps aux deux possibilités. Par des exercices, prothèses et autres outils, sa démarche se centre parfois sur le relâchement des tensions, parfois sur le renforcement des muscles à la source de douleurs, mais aussi de descentes d’organes.

 

Après l’accouchement

 

Mélanie Claveau peut donc contribuer au relâchement des cicatrices, permettant ainsi au corps de retrouver sa souplesse. Elle aide aussi les femmes qui éprouvent certaines difficultés à contracter leur vagin ou à retenir leur urine à la suite de l’accouchement, pour qu’elles puissent y parvenir quelques semaines après celui-ci. Elle doit aussi parfois se livrer à des réadaptations plus en profondeur, lorsque l’accouchement a causé des déchirures musculaires, ou encore contribuer à la guérison des blessures dues à des tensions durant la grossesse, qu’il était impossible de travailler à ce moment-là, notamment des ruptures ligamentaires importantes au niveau de la diastase, située à la hauteur des abdominaux : « Souvent, après une réadaptation, les femmes qui n’ont plus de diastase vont devoir habituer leurs muscles de stabilité du plancher pelvien et de l’abdomen, pour faire le travail de la membrane qui est partie. »

 

Les alliés naturels

 

Comme les tensions au niveau du périnée sont souvent liées à l’anxiété ou à des traumatismes qui empêchent les femmes de parvenir à une bonne conscience corporelle, Mélanie Claveau garde toujours en poche l’adresse d’une psychologue ou d’une sexologue à donner à ses clientes. Elle peut aussi suggérer de passer par la massothérapie pour contribuer à la détente. Les chiropraticiens qui sont en mesure, tout comme elle, de travailler les muscles et les ligaments, lui apparaissent également un bon complément à son approche plus active.

 

 

Qui est Catherine Desrosiers ?

 

Cette physiothérapeute chez Physio-Élite www.physioelite.net s’intéresse particulièrement aux problèmes orthopédiques et pédiatriques, ainsi qu’à la rééducation périnéale et pelvienne. 

 

Pour le nourrisson

 

Les parents frappent à la porte de Mme Desrosiers après avoir été orientés chez elle par un médecin ou parce qu’ils s’inquiètent de constater que, par exemple, leur enfant a peu de disposition à se rouler sur le ventre, à se mouvoir, ou encore, parce qu’une jambe, un pied ou un bras ne se place pas convenablement lorsque l’enfant est à quatre pattes ou fait ses premiers pas. La physiothérapeute s’assure alors que tout se développe de manière symétrique et que l’enfant ne soit pas gêné par un problème médical, comme une luxation, qui aurait échappé aux examens initiaux. Elle passe principalement par des exercices ludiques pour stimuler les efforts des enfants qui devraient mener à leur rétablissement et contribuer, par une meilleure coordination et un plus grand équilibre, au développement d’une motricité globale, puis plus fine. Elle offre aussi des conseils permettant de réduire les pressions sur le crâne qui peuvent causer des asymétries. Mais la première étape, après l’évaluation, est souvent de rassurer les parents : « On a une ligne de développement qui sert de référence pour chaque mois, mais comme les bébés sont tous différents, il ne faut pas s’alarmer trop vite. »

 

Les alliés naturels

 

Mme Desrosiers se souvient d’avoir collaboré avec des consultantes en allaitement, afin que celles-ci puissent transmettre quelques conseils supplémentaires quant au positionnement de la mère et de l’enfant lors de l’allaitement. Bien que Catherine Desrosiers vienne d’acquérir une formation spéciale pour manipuler directement la boîte crânienne des bébés, il lui est arrivé à maintes reprises, dans le passé, de faire appel à des ostéopathes pour un travail sur les plagiocéphalies, ou encore pour traiter des torticolis. Elle suggère de se soumettre à leur savoir, ou à celui d’un acupuncteur, pour traiter les effets secondaires des problématiques pour lesquelles les parents viennent la consulter, et qui ne se situent plus sur le plan musculosquelettique.

 

 

L’APPROCHE DE L'OSTÉOPATHIE

 

Cette thérapie manuelle vise à déceler les blocages, les tensions ou les déséquilibres dans les tissus de l’organisme et à libérer ces tissus de leurs contraintes afin de diminuer les douleurs et de favoriser l’énergie et la vitalité de certains organes, notamment le foie, les poumons, les reins, l’utérus, la vessie. En facilitant la mobilité de différentes parties du corps, les ostéopathes peuvent aider à réduire les symptômes tels que la régurgitation ou les coliques. Par son travail musculosquelettique, l’ostéopathie intervient sur des parties du corps sur lesquelles agissent également les chiropraticiens : la colonne vertébrale, les os du bassin et du thorax ainsi que ceux du crâne. Son approche se caractérise surtout par une écoute continue du rythme du corps. « En ostéopathie, on est un peu comme des horlogers du corps humain : on fait des tests mécaniques et on enlève les tensions par des techniques manuelles douces. Le système peut alors se rétablir et les symptômes s’apaisent »,  explique Johanne Leblanc. Pour l’instant, ce champ thérapeutique n’est pas régi par un ordre professionnel, mais des démarches actives sont entreprises à cet effet auprès de l’Office des professions.

 

 

Qui est Johanne LeBlanc ?

 

Avant de devenir ostéopathe en 2008, Johanne LeBlanc johanneleblancosteopathe.com était infirmière bachelière au CLSC Côte-Des-Neiges où elle réalisait, entre autres, des suivis de grossesse. Depuis 2014, elle enseigne d’ailleurs à la clinique de femme enceinte du Centre ostéopathique du Québec www.coq.org.

 

Avant la conception

 

Des femmes viennent parfois la consulter après plus de six mois de tentatives infructueuses pour devenir enceintes. Par un toucher externe, Johanne LeBlanc vérifie si la difficulté repose sur une cause mécanique. « On va aller voir les os du bassin, la colonne, le crâne, l’utérus…» et tenter d’agir par des manipulations douces, si tel est le cas, sur différentes parties du corps.

 

Durant la grossesse

Le suivi se poursuit pour aider à traiter la nausée, la fatigue et les inconforts des premiers mois, jusqu’à la préparation à l’accouchement. Entre ces deux étapes, le corps subira bien des transformations et l’ostéopathe pourra aider la mère à mieux tolérer les changements, parfois douloureux, de son corps. Les touchers, et les techniques appliquées, entre autres, aux muscles, aux ligaments, à la colonne, aux épaules et au pubis, peuvent apaiser les organes internes, qui en ont grandement besoin en fin de parcours, à cause de l’augmentation du poids et la transformation de la posture. « La personne peut avoir des reflux, être constipée et être plus essoufflée. Notre travail va alors être d’aider à dégager les côtes, les poumons, le diaphragme, le bassin et l’utérus, puisqu’en grandissant l’utérus prend plus d’espace et tous les autres organes sont déplacés en dessous, sur les côtés ou sur le dessus. On revient mettre un peu d’ordre. »  D’autres techniques visent également à réduire l’enflure des jambes et des chevilles.

 

Après l’accouchement

 

Les ostéopathes accueillent les mères pour une évaluation générale, ou des douleurs qui ont persisté au bassin ou au dos, après l’accouchement. Par leurs manœuvres, ils peuvent également effectuer un travail externe sur les cicatrices et les autres problématiques pouvant nuire aux relations sexuelles ou à la rétention de l’urine et des selles.  Ces soins s’accompagnent généralement de conseils afin de faciliter l’allaitement par des positions plus ergonomiques et pour prévenir des blessures. 

 

Les alliés naturels

 

Il peut arriver à Johanne LeBlanc de collaborer avec les physiothérapeutes, les médecins et les massothérapeutes, ou encore, pour un problème de fertilité, de suggérer l’approche d’un acupuncteur.

 

 

Qui est Franck Collet ?

 

Franck Collet franckcollet.com est ostéopathe à Kiné Santé kinesante.ca. Il a terminé sa formation à l’Académie d’ostéopathie de Montréal (AOM) par une recherche sur les troubles d’apprentissage des enfants et les commotions cérébrales. Il s’est beaucoup intéressé aux effets de l’accouchement sur les risques de lésions.

 

Pour le nourrisson

 

Franck Collet peut manipuler doucement la boîte crânienne dans le but de réduire la plagiocéphalie, mais son toucher s’attarde aussi aux régions du bassin, des hanches, du sacrum, ainsi que sur le système musculaire, afin de voir si tout réagit comme prévu : « On ne force pas la structure. On regarde s’il y a une mobilité, s’il y a un certain dynamisme, un équilibre entre droite et gauche, haut et bas, s’il y a une forme de symétrie. C’est là que nous arrivons aux épaules et que l’on voit si l’épaule est plus haute, plus basse, antérieure à l’autre. Est-ce que le bébé est capable de la bouger ? On va tirer sur les bras pour voir s’il y a plus de force à gauche ou à droite. On regarde un peu tout son système réflexe, son système moteur, son schéma moteur selon l’âge. » Le travail en ostéopathie, auprès des enfants, peut aussi consister dans le dégagement des cervicales ou l’exploration de la bouche, afin de déceler et de dégager manuellement le bébé de tout ce qui pourrait nuire à sa tétée. M. Collet suggère particulièrement cette démarche lorsque l’accouchement a été difficile : trop long, trop intense, ou encore lorsque l’équipe médicale a dû faire appel à des forceps ou des ventouses.

 

Les alliés naturels

 

Il arrive à Franck Collet de collaborer avec les physiothérapeutes pour des problématiques très précises, par exemple une obstruction aux poumons. Il considère toutefois la perspective des acupuncteurs très différente de la sienne et très enrichissante pour sa pratique. 

 

 

L’APPROCHE DE L'ACUPUNCTURE

 

Par son approche non invasive et très différente de la médecine occidentale, l’acupuncture peut représenter une option à explorer, surtout pour des problématiques où les solutions plus conventionnelles semblent atteindre leurs limites et où les problèmes semblent se chroniciser. Elle peut aussi apporter un soutien aux mères et futures mamans, du moment de la fertilité jusqu’à la récupération du post-partum, à l’aide d’aiguilles de longueurs variables ou même de laser. Ces techniques sont maintenant enseignées bien loin de l’Orient, au Collège Rosemont.

 

 

Qui est Audrey Lesquelin ?

 

Audrey Lesquelin est acupunctrice et membre d’Acupuncteurs associés en grossesse et accouchement (AAGA) aaga.qc.com. Elle intervient également directement en démarche préparatoire ainsi qu’en salle d’accouchement à l’Hôpital de LaSalle.

 

Avant la conception

 

L’acupuncture peut servir autant à réduire les symptômes liés aux injections d’hormones nécessaires à une fécondation in vitro ou à un transfert d’embryons, deux procédures reliées aux traitements de fertilité occidentaux, qu’à faire appel à des procédés qui, en principe, devraient contribuer à la fertilité des femmes, en favorisant l’irrigation sanguine de l’utérus.

 

Durant la grossesse

 

L’acupuncture ne travaille pas directement sur le système hormonal, mais peut aider à gérer les effets de sa fluctuation, comme les nausées, la fatigue et le manque de concentration, et ce, même durant la grossesse. L’action des aiguilles sur la circulation sanguine devrait aussi contribuer à réduire les douleurs musculaires liées aux douleurs ligamentaires. Les traitements plus relaxants devraient néanmoins agir sur le niveau d’endorphines du corps. Tout un travail peut aussi être réalisé afin d’assurer un relâchement du col de l’utérus, surtout lors d’un premier accouchement. Mais l’effet le plus impressionnant qui peut être constaté par les médecins, durant la grossesse, concerne le contrôle du liquide amniotique, afin de faciliter leur propre manœuvre, lorsqu’ils veulent retourner un fœtus qui se présente par le siège : « Les médecins ont remarqué que, pour eux, c’est beaucoup plus facile, avec l’acupuncture, de réaliser une version manuelle. C’est moins douloureux pour la maman », rapporte Audrey Lesquelin.

 

Pendant l’accouchement

 

Durant l’accouchement, à LaSalle, les acupuncteurs sont admis en salle de travail et d’accouchement où ils posent et réajustent leurs aiguilles, lors de traitements d’une vingtaine de minutes, en fonction du rythme cardiaque. Malheureusement, ce traitement ne résorbe pas la douleur au point de remplacer la grande aiguille de l’épidurale, mais il peut aider la mère à se détendre et ainsi à augmenter son seuil de tolérance. Le but premier de la démarche demeure toutefois de contrôler la régularité et l’efficacité des contractions afin d’éviter que le cœur de la mère et celui de l’enfant ne s’épuisent, ce qui peut, dans certains cas, en accord avec les médecins, permettre de contourner la césarienne.

 

Après l’accouchement

 

Après l’accouchement, enfin, on se concentre sur la douleur, mais on aide aussi à accélérer la cicatrisation, l’arrêt des saignements et à apaiser les états émotionnels qui, parfois, peuvent mener à l’insomnie. Ces différents aspects contribuent donc à ce que la mère retrouve plus rapidement son énergie. Le fait de pouvoir ainsi bouger davantage et de moins craindre les douleurs associées à l’accouchement peut aussi régler d’autres problématiques collatérales, comme la constipation. L’acupuncture pouvant agir sur les fluides corporels contribue également à l’allaitement, tant à son débit qu’à la prévention ou au traitement des engorgements, si le problème est traité sans attendre.

 

Pour le nourrisson

 

Une des raisons les plus fréquentes de consultation en acupuncture est la quête d’une solution pour les coliques des nourrissons et des reflux, mais le travail commence parfois avant, à l’hôpital, pour aider les bébés qui ont absorbé du méconium (des selles intra-utérines) à se remettre plus rapidement. Ensuite viennent les problèmes de dents, d’eczéma et de sommeil, si ce dernier n’est pas régulier dans les mois suivant l’accouchement. L’aide de l’acupuncteur est aussi régulièrement sollicitée afin de renforcer le système immunitaire : « Si c’est un deuxième ou un troisième enfant et que l’aîné va à la garderie, ou que les enfants vont à la garderie dès la première année, on peut les voir très souvent à cause d’un système immunitaire affaibli. Un parent peut venir consulter parce que son enfant n’arrête pas de tomber malade. »

 

Les alliés naturels

 

Bien sûr, pour Audrey Lesquelin, le travail à quatre mains avec une équipe médicale fait partie du quotidien, mais elle considère aussi que l’effet de ses techniques sur la douleur peut faciliter le travail des autres thérapeutes manuels, leur permettant d’agir malgré les inflammations.

 

 

 

En conclusion


 

Ces différentes techniques peuvent donc non seulement être employées seules, mais aussi s’associer entre elles ou à la médecine conventionnelle, tant pour prévenir les risques et augmenter le bien-être que pallier certains symptômes. Mais le premier pas vers le bien-être, bien avant les premiers pas du bébé, est de se donner tous les moyens de s’accorder, en toute confiance, des soins qui correspondent à ses valeurs. Ainsi la détente, que promet chacune de ces approches, aura plus de chance de se pointer au rendez-vous.

 

                

Pour connaître l’évolution des pratiques et les meilleures façons de trouver et de vérifier la compétence de ces différents types de thérapeutes, vous pouvez consulter l’article Les soins complémentaires en maternité et pour les nourrissons : comment s’assurer d’être en bonnes mains ? à la page 22 du numéro du Printemps 2017 de Montréal pour enfants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







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